Un logiciel sur étagère pour les bancs d’essai

Fort de son expérience dans l’ingénierie des systèmes de mesure et des bancs d’essai, Nerys a développé un logiciel pour la gestion complète des essais industriels.

Quel que soit l’équipement, du simple disjoncteur au turboréacteur d’un avion de chasse, les industriels sont -confrontés à l’obligation de réaliser des essais normalisés toujours plus complexes (Reach, RoHS, ISO, etc.) pour garantir une qualité accrue de leurs produits. «Pour nombre d’utilisateurs, l’une des voies pour se doter d’une solution de test passe par un développement interne. Et, même pour ceux qui se sont tournés vers un logiciel commercial, maintenir et faire évoluer leurs bancs d’essai est loin d’être simple», constate Thierry Pugliesi, associé et responsable commercial et marketing du français Nerys. Forte de ce constat, la société d’ingénierie a créé le logiciel sur étagère Vasco reposant sur son savoir-faire dans le domaine des bancs d’essai mis en œuvre pour le test et la validation de tout type d’équipement industriel.
L’idée générale de ce logiciel repose sur le principe suivant : aucun développement n’est requis, l’utilisateur n’ayant que des paramétrages à faire via des scripts pour acquérir et visualiser les données, envoyer des commandes, ajouter des éléments spécifiques existants. «L’architecture, le transfert des données entre modèles, etc. sont déjà faits dans le cœur de Vasco, ce qui assure un gain de temps et une base de données saine (plus besoin de maintenir le -logiciel)», explique M. Pugliesi.
Configuration, essais et exploitation
L’ouverture et la personnalisation de l’outil proviennent de l’architecture modulaire basée sur l’environnement de développement graphique LabView 2009 de National Instruments et sur un système de gestion de base de données (SGBD) MySQL de Sun Microsystems. Les utilisateurs de Vasco peuvent ainsi intervenir soit au niveau du paramétrage de l’application, soit au niveau de la personnalisation du logiciel. Une personne ayant des connaissances en LabView peut créer des interfaces utilisateurs et des calculs propres à son métier ou un module de communication spécifique, au rythme de l’évolution du banc.
Nerys a par ailleurs conçu le logiciel Vasco sous la forme de trois modules, chacun en charge d’une grande étape dans l’utilisation d’un banc d’essai. Le module Configuration permet de créer et gérer l’environnement d’essais. «L’utilisateur peut déclarer n’importe quel type d’appareils de mesure, de cartes d’acquisition de données et de communication, du moment qu’il est compatible avec le logiciel NI-DAQmx de National Instru-ments (support natif par Vasco)», indique M. Pugliesi. Au-delà de l’ajout/suppression de matériel, de voies de mesure, le module assure la configuration de la base de données des capteurs pour la gestion de l’étalonnage, le paramétrage de l’acquisition, la gestion des droits d’accès, etc.
Le second module (Essais) prend en charge le déroulement des essais, à savoir le séquencement, l’acquisition de données, les calculs temps réel, le pilotage, la régulation (asservissement et PID), l’enregistrement et la supervision du process (gestion des alarmes, génération d’un journal de bord…). Quant au module Exploitation, il permet, à partir des données enregistrées par le module Essais, le posttraitement, la visualisation des données, l’exportation ou l’impression des résultats… Côté tarif, il existe presque autant de prix que de configuration de Vasco 1.0 : d’environ 3 000 euros pour un système de mesure figé (version sans base de données) jusqu’à 5000 euros pour les trois modules, auxquels il faudra ajouter un surcoût pour une plate-forme temps réel ou avec FPGA, par exemple.
Cédric Lardière

 

Dernière modification le mardi, 21 décembre 2010 01:00
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Add-in
Le mot “add” anglais signifie que l’on ajoute quelque chose. “Add-in” et “Add-on” s’appliquent à l’ajout d’une extension matériel dans (“add-in”) ou sur (“add-on”) un ordinateur. La nuance est faible et on emploie en général indifféremment les deux termes.
Lorsque l’extension est une carte électronique, on parle aussi de carte d’extension ou de carte fille.
Quand il s’agit d’une extension “logiciel”, on parle plutôt de “plug-in”