Siemens et Chronicle renforcent la cybersécurité des industries de l’énergie

Rédigé par  vendredi, 07 juin 2019 17:12

Le groupe allemand intègre la plate-forme Backstory, capable de stocker et d’organiser dans le cloud des données de sécurité issues d’infrastructures industrielles critiques, à des fins d’analyse et de détection des cybermenaces.

Le groupe Siemens  vient de s’engager dans un partenariat avec Chronicle, une start-up spécialisée en télémétrie de données de sécurité lancée par l’américain Alphabet, avec pour objectif de protéger les infrastructures critiques des industries de l’énergie contre les cyberattaques. En combinant les compétences de Siemens en sécurité avec la plate-forme Backstory de Chronicle, les collaborateurs comptent fournir aux industriels une visibilité unique sur leurs systèmes d’information (IT) et opérationnels (OT), pour détecter et traiter les cybermenaces.

Cette collaboration intervient dans un contexte où « les infrastructures critiques dépendent de plus en plus des technologies numériques » et où « les cyberattaques affectent le monde réel, avec un impact direct sur la population », constatent les deux partenaires. Une étude menée par Siemens et l’Institut Ponemon a d’ailleurs fait ressortir que 60 % des industriels de l’énergie souhaitaient tirer profit des technologies d’analyses de données mais que seulement 20 % les utilisaient pour sécuriser leur environnement opérationnel.

Siemens va ainsi proposer un service de gestion et de surveillance basé sur la plate-forme Backstory pour stocker et organiser dans le cloud les données issues des systèmes OT, afin de leur appliquer des traitements d’intelligence artificielle capables d’identifier des modèles de menace ou des anomalies de cybersécurité. Cette solution va cibler tous les environnements opérationnels des industries de l’énergie, de l’exploration à l’extraction de pétrole et de gaz, en passant par la génération et la fourniture d’électricité.

Dernière modification le vendredi, 07 juin 2019 17:12
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6 sigma
Six Sigma (6s) est un ensemble de stratégies, méthodes, outils de calculs statistiques, etc. qui permettent d’améliorer un processus, qu’il s’agisse d’un processus de conception, d’un processus de production, d’un processus commercial, etc. Une démarche Six Sigma peut être appliquée aux processus les plus élémentaires, comme par exemple le processus d’insertion de la notice à l’intérieur de l’emballage d’un médicament. Le but d’un projet Six Sigma est d’éliminer les causes de défauts. Pour le mettre en place, il est donc judicieux de commencer par les processus qui génèrent le plus de problèmes.
L’origine de la méthode Six Sigma remonte à 1985 : à cette époque, Motorola Semiconductors avait avancé l’argument qu’elle visait un objectif de Six Sigma pour la fabrication de composants électroniques. Sigma désigne l’écart type d’un processus (voir définition de écart type). Dans toute production, on se fixe des limites de tolérance haute et basse. Un processus 'un sigma' (1s), ça signifie que 68,26 % des pièces produites se trouvent à l’intérieur des limites de tolérance. Pour un processus 'deux sigma' (2s), ce pourcentage monte à 95,46 %. Et ainsi de suite. Un processus Six Sigma (6s) signifie que 99,999998 % des pièces produites sont à l’intérieur des limites de tolérance, c’est-à-dire qu’il y a moins d’une pièce défectueuse sur 50 millions. Du moins en théorie. En fait, en pratique, le taux de défaut retenu pour un processus Six Sigma est de 3,4 ppm (3,4 pièces défectueuses sur un million). Ce chiffre ne doit rien au hasard. On part du principe que le process Six Sigma n’est pas forcément centré par rapport aux limites de tolérances. On s’autorise un écart de ±1,5s par rapport au centre et les calculs permettent alors d’arriver à un taux de 3,4 ppm.
Cela dit, la plupart des processus actuels relèvent plutôt du 3s, voire 3,5s. Mais c’est parfois beaucoup plus : pour ses moteurs d’avions, General Electric parle d’un objectif de 20s !