Détecter des fuites de méthane à près de 1 km

Rédigé par  mardi, 17 avril 2018 10:59
Détecter des fuites de méthane à près de 1 km Cires - Caroline Alden

Des chercheurs américains ont développé une solution portable et basée sur une spectroscopie laser pour la sécurité des opérations pétrolières et gazières.

Une équipe de chercheurs du Cooperative Institute for Research in Environmental Sciences (Cires), du National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), de l’University of Colorado Boulder et du National Institute of Standards and Technology (NIST) ont mis au point un nouvel instrument de terrain capable de quantifier des fuites de méthane aussi petites que le quart d’une exhalation humaine, à une distance d’environ 1 km.

Cette équipe, financée par une subvention de l'ARPA-E, a réorganisé et rendu plus robuste la technologie laser du prix Nobel, en transformant un ensemble complexe de la taille d’une pièce d'instruments de laboratoire en une unité 19 pouces portable, installée sur une plate-forme mobile qui pivote sur 360° et associée à de petits miroirs placés à 1 km ou plus, pour se positionner sur le terrain près des opérations pétrolières et gazières.

La nouvelle technologie, qui repose sur un système laser appelé spectromètre à double peigne de fréquence – le laser émet des centaines de milliers de longueurs d'onde de la lumière, par rapport à la longueur d'onde unique de nombreux lasers traditionnels – , est capable de mesurer la concentration de molécules spécifiques dans l'air, à une fraction seulement du coût des technologies précédentes.

Pour Caroline Alden, chercheuse au Cires et co-auteure principale de l'étude, « cet instrument est vraiment spécial, car il est précis, autonome et fonctionne en continu. Les technologies telles que les survols d'avions ou les déplacements physiques vers des sites d'échantillonnage sont coûteuses et, si une fuite se produit entre deux événements d'échantillonnage, elle n’est pas vue. »

Dans le cadre de la volonté de fournir un service aux industriels pétroliers et gaziers pour la sécurité de leurs opérations et le contrôle des émissions de gaz à effet de serre, une start-up appelée Longpath Technologies a été d’ailleurs été créée.

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SDH
Synchronous Digital Hierarchy. Normalisée par l’UIT au début des années 1990 (et connue aux Etats-Unis sous le nom de Sonet), la hiérarchie numérique synchrone définit une infrastructure de transport dans les réseaux de télécommunications sur fibre optique. Elle a été développée pour faciliter l’évolution vers les hauts débits, simplifier la gestion de la bande passante et améliorer les possibilités d’exploitation et de maintenance des réseaux télécoms. La SDH définit en particulier des niveaux successifs de multiplexage des voies de transmission : STM-1 (ou Sonet OC-3) à 155,52 Mbit/s, STM-4 (OC-12) à 622,08 Mbit/s, STM-16 (OC-48) à 2,488 Gbit/s et STM-64 (OC-192) à 9,953 Gbit/s. Brasseurs, multiplexeurs d’insertion/extraction et systèmes de ligne sont les trois principaux équipements SDH. (Définition Electronique International Hebdo)