Un oscilloscope USB à entrées différentielles chez Pico Technology

Rédigé par  jeudi, 02 mars 2017 11:29

Le spécialiste de l’instrumentation sur PC complète son offre avec un modèle capable de réaliser des mesures du millivolt jusqu’à 1 000 V, en toute sécurité.

Le britannique Pico Technology, fabricant spécialisé dans les oscilloscopes et enregistreurs au format USB, vient d’étendre sa série d’oscilloscopes numériques USB PicoScope 4000, avec le PicoScope 4444. Il se distingue notamment des autres modèles de la série par la présence de 4 voies différentielles, une résolution de 14 bits, une bande passante analogique de 20 MH, une profondeur mémoire buffer de 256 Méch.

« Avec une gamme d'accessoires permettant de mesurer du millivolt jusqu'à 1 000 V, le nouveau PicoScope assure, aux ingénieurs électriciens, la prise de mesure de signaux de mode commun – des formes d'onde de tension ne sont pas référencées à la terre – , sans risque de courts-circuits », explique Trevor Smith, directeur du développement commercial Test et Mesure de Pico Technology.

Parmi les accessoires disponibles, on trouve la sonde passive différentielle la sonde passive différentielle PicoConnect 441 (1:1 et 20 MHz), PicoConnect 442 (25:1, 10 MHz et 1 000 V CAT III), la sonde de courant TA300 (40 A CA/CC, 100 kHz et 300 V CAT III), la sonde de courant TA301 (200/2 000 A CA/CC, 20 kHz et 150 V CAT II).

Dernière modification le jeudi, 02 mars 2017 11:39
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6 sigma
Six Sigma (6s) est un ensemble de stratégies, méthodes, outils de calculs statistiques, etc. qui permettent d’améliorer un processus, qu’il s’agisse d’un processus de conception, d’un processus de production, d’un processus commercial, etc. Une démarche Six Sigma peut être appliquée aux processus les plus élémentaires, comme par exemple le processus d’insertion de la notice à l’intérieur de l’emballage d’un médicament. Le but d’un projet Six Sigma est d’éliminer les causes de défauts. Pour le mettre en place, il est donc judicieux de commencer par les processus qui génèrent le plus de problèmes.
L’origine de la méthode Six Sigma remonte à 1985 : à cette époque, Motorola Semiconductors avait avancé l’argument qu’elle visait un objectif de Six Sigma pour la fabrication de composants électroniques. Sigma désigne l’écart type d’un processus (voir définition de écart type). Dans toute production, on se fixe des limites de tolérance haute et basse. Un processus 'un sigma' (1s), ça signifie que 68,26 % des pièces produites se trouvent à l’intérieur des limites de tolérance. Pour un processus 'deux sigma' (2s), ce pourcentage monte à 95,46 %. Et ainsi de suite. Un processus Six Sigma (6s) signifie que 99,999998 % des pièces produites sont à l’intérieur des limites de tolérance, c’est-à-dire qu’il y a moins d’une pièce défectueuse sur 50 millions. Du moins en théorie. En fait, en pratique, le taux de défaut retenu pour un processus Six Sigma est de 3,4 ppm (3,4 pièces défectueuses sur un million). Ce chiffre ne doit rien au hasard. On part du principe que le process Six Sigma n’est pas forcément centré par rapport aux limites de tolérances. On s’autorise un écart de ±1,5s par rapport au centre et les calculs permettent alors d’arriver à un taux de 3,4 ppm.
Cela dit, la plupart des processus actuels relèvent plutôt du 3s, voire 3,5s. Mais c’est parfois beaucoup plus : pour ses moteurs d’avions, General Electric parle d’un objectif de 20s !