Les instituts Carnot créent un consortium pour innover avec les PME industrielles

Rédigé par  mercredi, 11 mai 2016 02:09

Avec à leur tête le Cetim, plusieurs instituts Carnot spécialistes des matériaux, du numérique et des nouvelles technologies de production, ont décidé de créer le consortium « Filière Manufacturing » qui entend répondre aux besoins de R&D des entreprises - notamment des PME - industrielles.

Innover avec les PME pour réindustrialiser le territoire français, telle est l’ambition du consortium « Filière Manufacturing » que viennent de créer plusieurs instituts Carnot spécialistes des matériaux, du numérique et des nouvelles technologies de production : Cetim, ARTS, MICA, M.I.N.E.S, CIRIMAT, Energies du Futur, Ingénierie@Lyon, ONERA, CEA LIST, CEA LETI et LSI. Le Cetim est le pilote de ce consortium qui entend ainsi « répondre aux besoins des PME et ETI, en termes de R&D partenariale mais aussi de compétences nécessaires pour accélérer le passage de l’idée au produit industriel avec une prise de risque minimale. »

Pour ce faire, le consortium s’est structuré autour de six défis majeurs pour l’usine du futur : la fabrication additive, la mise en œuvre des composites, la fonctionnalisation de surface, les machines intelligentes, l’usine numérique adaptée aux PME et ETI via la conception virtuelle et collaborative, et enfin la supervision et l’optimisation des processus.

« Il s’agit de constituer une véritable boîte à outils au service des PME, couvrant l’ingénierie du projet depuis sa faisabilité jusqu’à l’implémentation des solutions. Elle inclut également une offre transverse d’innovation : analyse des marchés, recherche de partenaires, ingénierie financière, etc. », précise le communiqué commun.

Le consortium « Filière Manufacturing » est doté d’un budget de 12,5 millions d’euros sur 6 ans, apporté par l’Agence nationale de la recherche (ANR) au titre des Investissements d’Avenir.

 

Dernière modification le mercredi, 11 mai 2016 02:09
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Déterminisme
Le mot est employé un peu à toutes les sauces et souvent abusivement. Pour Le Petit Robert, le déterminisme est un “principe scientifique suivant lequel les conditions d'existence d'un phénomène sont déterminées, fixées absolument de telle façon que, ces conditions étant posées, le phénomène ne peut pas ne pas se produire”. Le même dictionnaire donne une autre définition : “doctrine philosophique suivant laquelle tous les événements sont liés et déterminés par la chaîne des événements antérieurs”.
Dans le domaine des automatismes, on dit souvent qu’une commande est déterministe lorsque les mêmes causes produisent les mêmes effets, pour un même état initial. Et cela doit être vrai même si des parasites ou des situations imprévues surviennent. On est assez proche de la première définition du Petit Robert.
Quand on dit que la norme EN954 relative aux systèmes de sécurité machine est d’essence “déterministe”, on est également dans l’esprit de la définition du dictionnaire (on oppose la norme “déterministe” EN954 à la norme IEC61508, également dédiée à la sécurité, qui est d’essence “probabiliste”).
Mais la plupart des gens accordent encore un autre sens au mot “déterminisme” : c’est qu’une action donnée doit être effectuée dans un temps bien délimité. C’est ainsi que l’on dit que la plupart des bus de terrain et les réseaux locaux à jeton sont déterministes parce que l’on est sûr qu’un échange d’informations se fera dans un temps bien défini (plus précisément, on est assuré que le temps pour effectuer une tâche ne dépassera pas une certaine limite connue). A l’inverse, le réseau Ethernet type “à détection de collision” n’est pas considéré comme étant déterministe car avec son système d’accès aléatoire et la détection de collision (CSMA/CD), une demande d’accès au réseau peut être différée si celui-ci est trop chargé : dans ce cas, on ne peut pas garantir qu’une demande d’échange d’information se fera dans un temps bien délimité, quelles que soient les circonstances. Dans le même ordre d’idée, on peut dire qu’un système “temps réel” (aller à ce mot pour la définition) est déterministe. Mais l’inverse n’est pas forcément vrai : ce n’est pas parce qu’un système est déterministe qu’il est temps réel.