Le CNRS et Hitachi High Technologies lancent un laboratoire commun

Rédigé par  lundi, 16 juillet 2018 14:36

Français et Japonais s’associent pour développer un nouveau microscope électronique capable de scruter les propriétés de la matière à de très petites échelles de temps et d’espace.

Le Centre d’élaboration de matériaux et d’études structurales (Cemes) du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et le japonais Hitachi High Technologies (HHT) ont officialisé le 2 juillet 2018 la création d’un laboratoire commun international, le premier entre le CNRS et une entreprise étrangère.

Les relations entre le Cemes et HHT ont débuté en 2009, lorsque le laboratoire cherchait à acquérir un nouveau microscope électronique en transmission (MET) permettant de réaliser des expériences impossibles avec les instruments conventionnels. Pour répondre aux besoins des chercheurs, les ingénieurs japonais ont modifié un de leurs produits et mis au point une véritable « plate-forme d’optique électronique » inédite.

Les deux partenaires ont poursuivi leurs relations, tout d'abord autour d’un contrat de collaboration visant à valoriser cet instrument. Une équipe du Cemes a ainsi mis au point en parallèle une source cohérente d’électrons ultra rapide unique au monde, qu’ils ont pu tester avec succès sur une ancienne génération de microscope d’HHT, ce qui fait de ce prototype le premier MET ultra rapide cohérent.

Pour aller encore plus loin dans ce partenariat, le CNRS et HTT ont donc décidé de créer un laboratoire commun, dont la création a été entérinée par la signature d’une convention le 2 juillet dernier à l’ambassade de France à Tokyo. Cette nouvelle collaboration s’articulera autour du transfert de la source d’électrons cohérente vers un modèle de pointe prêté par le japonais et sur lequel les équipes du Cemes pourront mener leurs expériences.

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Ethernet Powerlink est un réseau Ethernet temps réel et déterministe, présentant un temps de cycle de 200 µs et une gigue meilleure que 1 µs. Ce réseau utilise des composants Ethernet tout à fait standards. Au niveau de la couche physique du modèle OSI, il utilise le mode CSMA/CD (accès multiple avec détection de collision). Normalement, ce mode ne permet pas de garantir le temps réel. En fait, c’est au-dessus, au niveau de la couche MAC (accès au réseau), que se fait la différence : Powerlink utilise la technique SCNM (Slot Communication Network Management), qui permet de gérer un accès séquentiel aux différents équipements connectés au réseau, rendant impossible un accès simultané de deux équipements, et évitant ainsi tout risque de collision.

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Powerlink est au départ une initiative de la société autrichienne B&R. C’est aujourd’hui un standard ouvert géré par l’association EPSG. Cette association travaille en coopération avec l’association CANopen : au niveau de la couche application, Powerlink peut travailler avec les profils des capteurs/actionneurs de CANopen.