Purple Robotics tombe dans l’escarcelle d’OnRobot

Rédigé par  mercredi, 05 septembre 2018 16:53
Lasse Kieffer, CEO de Purple Robotics. Lasse Kieffer, CEO de Purple Robotics.

Avec ce rachat, le spécialiste des préhenseurs pour robots complète son offre avec le premier modèle à vide pour cobots.

Le danois OnRobot, fabricant de préhenseurs pour robots, vient d’annoncer l’acquisition de son compatriote Purple Robotics, pour un montant non dévoilé. Quelques semaines plus tôt, OnRobot a d’ailleurs regroupé trois sociétés situées aux États-Unis, en Hongrie et au Danemark pour créer un acteur mondial unique avec une forte orientation sur le marché des accessoires pour robots industriels.

Créé par trois « super nerds » (comme ils se présentent sur le site Internet de la société), Lasse Kieffer, Henrik Tillitz Hansen et Peter Nadolny Madsen, venant de l’équipe R&D d’Universal Robots (UR), qui appartient désormais au groupe américain Teradyne, Purple Robotics a développé il y a juste un an un préhenseur à vide, la première double pince du marché spécialement conçue pour les robots collaboratifs (cobots).

Elle peut, pour ainsi dire, donner deux bras à un bras robotisé, permettant ainsi de manipuler plusieurs éléments simultanément et de résoudre plusieurs tâches en un seul mouvement (capacité de levage de 10 kg). Elle intègre également une pompe électrique, ce qui évite aux utilisateurs de se soucier des flexibles, de l'air comprimé et des câbles, comme avec les solutions classiques à pinces à vide.

Il faut moins de 30 min pour installer un préhenseur de Purple Robotics sur un robot et le démarrer. « Comme OnRobot a déjà créé une organisation commerciale mondiale, nous allons pouvoir nous concentrer à 100 % sur le développement des produits robotiques les plus performants au monde », affirme Lasse Kieffer (voir photographie), CEO de Purple Robotics.

« Il est facile d’imaginer d’automatiser même de petites quantités de production. Nous nous rapprochons ainsi maintenant de notre vision d’offrir un “guichet unique” aux acheteurs d’accessoires de robot. Purple Robotics ne sera certainement pas notre dernière acquisition », ajoute Enrico Krog Iversen, CEO d’OnRobot.

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La technique “boundary scan” (balayage de la périphérie) est pratique pour accéder individuellement aux circuits intégrés numériques présents sur une carte électronique. Les différentes broches des composants et les différents composants sont raccordés sur un bus spécialisé (Boundary Scan) accessible depuis le connecteur de la carte. Cette technique permet de réaliser de la programmation in-situ de composants (mémoires et micro-contrôleurs) et de tester ces composants. Le gros intérêt du Boundary Scan est d’éviter de recourir au traditionnel lit à clous, encombrant, peu flexible (il faut en développer un pour chaque type de carte à tester) et coûteux. Revers de la médaille, cette technique impose d’utiliser des versions Boundary Scan des composants classiques, qui nécessitent plus de surface sur le silicium et sont donc plus onéreuses.
Le terme Boundary Scan est également connu sous le nom de JTAG et il fait l'objet d'une norme (IEEE 1149.1).