Yokogawa Electric prend une participation dans Sensire

Rédigé par  vendredi, 07 juin 2019 14:16

Avec cette opération sur le finlandais, le japonais se positionne sur le marché de la surveillance de la chaîne du froid.

Le japonais Yokogawa Electric, fabricant de systèmes de contrôle et d'instrumentation de process, vient d’annoncer avoir pris une participation stratégique, d’un montant de 6 millions d’euros, soit 35,2 % du capital, dans le finlandais Sensire, dans le but de se lancer dans un partenariat dans le domaine du suivi de la chaîne de froid.

Les deux sociétés seront ainsi amenées à développer de nouveaux services alliant l’architecture d’objets connectés industriels (IIoT) basée sur le cloud du japonais, et notamment les services sur abonnements et développés par sa filiale amnimo, et les solutions de surveillance de la température dédiées du finlandais.

« Dans le cadre de son plan Transformation 2020, nous explorons de nouveaux modèles économiques, tels que des revenus récurrents ou l’extension de nos activités en pharmaceutique et en agroalimentaire. Je suis convaincu que les solutions de Sensire accéléreront ses efforts », affirme Tsuyoshi Abe, vice-président senior et à la tête du marketing de Yokogawa.

Dernière modification le vendredi, 07 juin 2019 17:18
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6 sigma
Six Sigma (6s) est un ensemble de stratégies, méthodes, outils de calculs statistiques, etc. qui permettent d’améliorer un processus, qu’il s’agisse d’un processus de conception, d’un processus de production, d’un processus commercial, etc. Une démarche Six Sigma peut être appliquée aux processus les plus élémentaires, comme par exemple le processus d’insertion de la notice à l’intérieur de l’emballage d’un médicament. Le but d’un projet Six Sigma est d’éliminer les causes de défauts. Pour le mettre en place, il est donc judicieux de commencer par les processus qui génèrent le plus de problèmes.
L’origine de la méthode Six Sigma remonte à 1985 : à cette époque, Motorola Semiconductors avait avancé l’argument qu’elle visait un objectif de Six Sigma pour la fabrication de composants électroniques. Sigma désigne l’écart type d’un processus (voir définition de écart type). Dans toute production, on se fixe des limites de tolérance haute et basse. Un processus 'un sigma' (1s), ça signifie que 68,26 % des pièces produites se trouvent à l’intérieur des limites de tolérance. Pour un processus 'deux sigma' (2s), ce pourcentage monte à 95,46 %. Et ainsi de suite. Un processus Six Sigma (6s) signifie que 99,999998 % des pièces produites sont à l’intérieur des limites de tolérance, c’est-à-dire qu’il y a moins d’une pièce défectueuse sur 50 millions. Du moins en théorie. En fait, en pratique, le taux de défaut retenu pour un processus Six Sigma est de 3,4 ppm (3,4 pièces défectueuses sur un million). Ce chiffre ne doit rien au hasard. On part du principe que le process Six Sigma n’est pas forcément centré par rapport aux limites de tolérances. On s’autorise un écart de ±1,5s par rapport au centre et les calculs permettent alors d’arriver à un taux de 3,4 ppm.
Cela dit, la plupart des processus actuels relèvent plutôt du 3s, voire 3,5s. Mais c’est parfois beaucoup plus : pour ses moteurs d’avions, General Electric parle d’un objectif de 20s !