Agilent va intensifier ses efforts en analyse chimique

Le 14/11/2005 à 0:00
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William Sullivan, President et CEO de Agilent Technologies, a confirmé à notre confrère Electronic News que la société resterait à l’avenir positionnée exclusivement sur le marché de l’instrumentation, et plus précisément sur les deux pôles où elle est déjà leader : la mesure et le test électronique d’une part, l’analyse chimique et biologique d’autre part. Chacun de ces marchés représente un marché de l’ordre de 20 milliards de dollars. La société, qui devrait réaliser un chiffre d’affaires de l’ordre de 6 milliards de dollars cette année, ne manque donc pas d’espace vital.
Dans le marché des biotechnologies, la société va s’intéresser aux techniques de préparation des échantillons, notamment les micro-réseaux et la micro-fluidique. Sur le plan de l’instrumentation pure, en plus des marchés traditionnels (analyse chimique, contrôle de la qualité des aliments et des produits pharmaceutiques), la société va faire de gros efforts dans les sciences de la vie (le médical). « La médecine en est encore quasiment au stade de l’enfance et nous avons devant nous des décennies de découvertes sur la compréhension des interactions de l’ADN, l’ARN et des protéines à l’intérieur de notre corps », souligne M. Sullivan. La chromatographie en phase liquide, la spectrométrie de masse et le traitement des données devraient bénéficier de ces développements.
M. Sullivan a rappelé en outre que Agilent restait une des rares sociétés à disposer d’un laboratoire central de recherche et a précisé que 70 % des ingénieurs travaillant dans la société étaient spécialisés en logiciel. Le budget R&D, qui représentait 14 % du chiffre d’affaires lors du dernier exercice, sera maintenu à un niveau élevé : « Il sera compris entre 12 % (si les affaires vont bien) et 17 % (si elles ne vont pas bien), poursuit M. Sullivan. Nous pouvons absorber les fluctuations beaucoup plus facilement que du temps où nous avions encore notre activité semi-conducteurs (cédée il y a quelques mois, ndlr) ».
L’entretien à Electronic News n’évoque pratiquement pas l’instrumentation électronique et le test de cartes, qui constituent l’activité dominante de Agilent Technologies. M. Sullivan souligne toutefois les promesses de l’instrumentation synthétique (construite autour du standard LXI, lui même basé sur Ethernet) et espère qu’après son adoption par l’Armée américaine, elle connaîtra des débouchés importants sur les marchés traditionnels. Quant au terme “instrumentation synthétique”, M. Sullivan précise qu’il a été lancé par le gouvernement des Etats-Unis, qui a désigné ainsi son souhait de disposer d’instruments reconfigurables. Autant dire que les autres constructeurs peuvent l’utiliser, ce qui favorisera l’adoption du concept (on sait que pour imposer un concept, le choix du vocabulaire n’est pas anodin…). (Novembre 2005)

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