Courbon coupe les amarres avec Siemens

Le 28/09/2005 à 0:00  
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Courbon vient d’être repris par ses cadres, avec le concours de l’investisseur Sofimac, dans le cadre d’une opération de LMBO (Leverage Management Buy Out). Après l’avoir reprise en 1999 avec sans doute l’idée d’en faire une tête de pont pour son activité I&S (Industrie & Service), Siemens redonne ainsi sa liberté à la société stéphanoise.
La division Industrie&Services de Siemens exerce une activité d’ingénierie et elle est très importante dans certains pays, notamment en Allemagne. Dans d’autres pays comme la France, elle est inexistante. Quand le groupe allemand a racheté Courbon en 1999, on pense tout de suite qu’il se décide enfin à investir le marché français de l’ingénierie, en soutien de sa division A&D (Automation & Drives), très active. Mais on voit vite qu’il n’y a pas de réelle volonté d’intégration, Courbon continue de fonctionner en tant que filiale, avec une réelle autonomie, sans renoncer à son catalogue de logiciels MES (Producim, Pharmacim, Flexbatch), sans se voir interdire d’installer autre chose que du Siemens. Il est vrai que c’était le prix à payer pour maintenir la dynamique de Courbon car il est en général difficile pour une société d’ingénierie d’imposer une marque à ses clients, et encore moins de lui faire changer de marque. Tout juste Courbon pouvait-il recommander du Siemens chez les industriels qui n’avaient pas de passé en automatismes (et donc pas de parc à gérer), ou qui avaient des équipements conçus sur mesure (et donc impossible à pérenniser, ou qui possédaient des équipements d’une marque qui a disparu. Cela limitait tout de même les ambitions que pouvait avoir Siemens pour Courbon. Et quand Courbon a connu des difficultés il y a quelques années (qui avaient conduit à des licenciements), Siemens n’a pas saisi ce prétexte pour aller vers une intégration à marche forcée ou pour au contraire s’en séparer. Seule l’activité logistique de Courbon a été intégrée par Siemens, et encore à une époque très récente (en avril 2005).
Désormais, Courbon, délesté également de son activité productique (revendue il y a quelques mois), poursuivra sa route un peu dans les mêmes conditions qu’avant son rachat par Siemens (avec son portfolio et ses compétences dans plusieurs marques), mais en se focalisant désormais sur les applications de contrôle de process. Cette activité a représenté un chiffre d’affaires de 11,5 millions d’euros en 2004. L’effectif est désormais de 105 personnes réparties à St Etienne (siège social), Paris, Bordeaux et Le Mans. (Septembre 2005)

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