DDASCA : un projet de plateforme ouverte pour les applications critiques

Le 13/04/2011 à 0:00  
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Le consortium DDASCA (Dependable Distributed Architecture for Safety Critical Applications) vient d’être créé afin de proposer une plateforme commune aux industriels qui travaillent sur des applications à haut niveau de sûreté. A l’origine de cette initiative, on trouve des sociétés comme Arion Entreprise, B&R Automation, HPC-Project ou l’ENSTA ParisTech, mais aussi et surtout un constat : l’utilisation de solutions logicielles en remplacement de la logique câblée ne doit pas se faire au détriment de la sécurité. Aujourd’hui encore, il reste très difficile voire impossible de certifier des architectures multi cœur pour les niveaux de sécurité les plus élevés (SIL 4 dans l’industrie, par exemple). L’ambitieux projet du consortium DDASCA est donc de développer une solution sur étagère complète (elle comprendra un processeur, les outils d’hypervision et de virtualisation, et les outils de développement), certifiable pour les niveaux de sécurité les plus élevés, et ouverte (utilisable indifféremment dans les secteurs de l'industrie, de l'aéronautique, de l'énergie, du médical, de la défense, du spatial, de l'automobile ou du transport ferroviaire).
Lors de la réunion de création du consortium, les industriels présents ont présenté les technologies qui pourraient être utilisées comme briques de base pour le projet. Parmi celles-ci, citons la technologie de virtualisation d’Arion Entreprise, le protocole OpenSafety (promu par l’Ethernet Powerlink Standardization Group), les outils de parallélisation d’applications de HPC-Project, l’hyperviseur de Wind River ou encore les cœurs RISC Nios2 SC d’Altera.
Par ailleurs, de nombreux utilisateurs ont déjà manifesté leur intérêt en annonçant qu’ils rejoindraient le consortium. C’est le cas d’Alstom Power, du CNES, d’EADS, d’EDF R&D, de Nexter ou encore de la SNCF.
Pour aider au financement de ces travaux de recherche, un dossier a été établi dans le cadre du Grand Emprunt national, il s’intègre à la partie BGLE (Briques Génériques du Logiciel Embarqué). 

Pour plus d'informations à ce sujet 

 

- 13 avril 2011 -

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