L'industrie française en mal de considération...

Le 01/04/2006 à 0:00  
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« La crise que travers aujourd’hui notre pays et la journée de grève massive du 28 mars risquent de mettre en péril un événement de portée internationale comme le salon Industrie Paris », peut-on lire dans un communiqué publié la semaine dernière. Jean-Paul Bugaud, directeur général du Symop et Benoît Gauthier, commissaire général du salon, déclaraient par ailleurs : « Nous faisons appel à la raison et au bon sens de toues les acteurs de cette crise. D’autre part, nous souhaitons que l’industrie revienne véritablement au cœur des préoccupations économiques, sociales et éducatives de notre pays pour permettre à l’entreprise France de voir son avenir plus sereinement ».
Dans Le Parisien de ce lundi 28 mars, M. Bugaud, sans juger personne, en repasse une couche : « Ce qui se passe actuellement est dramatique. Les étrangers qui veulent venir à Industrie verront une France socialement bloquée. Et pendant ce temps, ce sont nos concurrents allemands ou italiens qui vont rafler les contrats et vendre leurs machines (...). Il faut que les pouvoirs publics et les syndicats se mettent autour d’une table car notre tissu industriel est en danger. On pleurniche sur les délocalisations mais on ne fait rien pour les combattre. Industrie est pour nous une occasion de mettre en avant nos progrès technologiques et de promouvoir notre industrie de la mécanique, qui emploie 610.000 emplois directs dans 7.000 entreprises. Je trouve scandaleux de voir tous ces efforts ainsi torpillés(…). L’industrie n’intéresse pas les pouvoirs publics. Je suis en train de faire des pieds et des mains pour avoir la visite ne serait-ce que d’un ministre alors que certains salons ont la chance, eux, de voir défiler toute la classe politique, du Chef de l’Etat jusqu’au dernier des sous-secrétaires. Voilà aussi pourquoi, nous, les chefs d’entreprise de l’industrie, sommes excédés de ce qui se passe en France ».
Interrogé par notre confrère, M. Bugaud a choisi de en pas prendre parti pour ou contre le CPE. Dommage, il aurait été intéressant de connaître la position d’une industrie majeure sur l’impact que pourrait avoir ce contrat sur l’emploi… (Mars 2006)

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