Motorola cède son activité systèmes embarqués à Emerson

Le 01/10/2007 à 0:00  
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Tout pour le téléphone mobile ! Motorola vient de se séparer de son activité systèmes embarqués, Motorola's Embedded Communications Computing (ECC), cédée à Emerson Network Power pour 350 M$. Cette annonce est une surprise car Motorola était très volontariste dans ce secteur, réactivant à maintes reprises le bus VME, tout en favorisant l’émergence de nouveaux standards (ATCA et MicroTCA). Et surtout, en 2004, elle avait pris le contrôle de Force Computers, son rival direct.
L’activité systèmes embarqués représentait un chiffre d’affaires de 520 M$ environ (chiffres 2006) pour un effectif de 1.100 personnes. S’il avait fallu faire un pari sur un prétendant, on aurait sans doute misé sur GE Fanuc, qui vient de donner une relative autonomie à son activité systèmes embarqués. Mais non, c’est Emerson Network Power qui a emporté l’affaire, et a priori “pour pas cher” (350 M$ pour un chiffre d’affaires de 520 M$, on l’a dit). Emerson Network Power est surtout spécialisé dans les (grosses et petites) alimentations d’équipements et on ne voit pas ce qu’ECC vient faire dans cette division ; à terme, il est vraisemblable qu’une nouvelle division, consacrée aux systèmes embarqués, sera créée au sein d’Emerson Electric, le groupe auquel appartient Emerson Network Power.  Malgré tout, le rachat de l'activité ECC de Motorola s'inscrit dans une certaine continuité : l’an passé, Emerson Network Power avait en effet racheté Artesyn (spécialisé dans les alimentations électriques), qui avait une petite activité en systèmes embarqués (100 M$ de chiffre d’affaires, tout de même). 
Rappelons qu'Emerson Electric est un groupe américain aux multiples activités, dans lequel on compte Leroy Somer, Asco Joucomatic et surtout Emerson Process Management (issu des rachats de Fisher Controls, Rosemount, Micromotion, et tant d’autres).
Ceux qui ont connu Motorola il y a une vingtaine d’années mesureront le chemin parcouru. A l’époque, la société était surtout connue pour son activité semi-conducteurs et elle était à la lutte avec Intel pour devenir le leader en microprocesseurs. Il y a quelques années, l’activité semi-conducteurs a trouvé son indépendance et s’est fait un nom (Freescale). Rappelons aussi qu’en 2002, Motorola avait été à l’origine du bus VME (lancé conjointement avec Mostek et Philips/Signetics) : il s’agissait là aussi de faire contrepoids à Intel qui avait réussi à imposer un standard de cartes électroniques (Multibus), cédé par la suite à Radisys. (Octobre 2007)

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