NIDays bat des records de fréquentation

Le 09/02/2011 à 0:00  
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NIDays s’est tenue hier au CNIT de Paris La Défense. La manifestation annuelle que National Instruments organise avec ses partenaires est revenue aux abords de Paris après une escapade lors des deux précédentes éditions aux Pyramides de Port-Marly. L’an dernier l’ambiance n’y était pas euphorique mais on pouvait sentir que ceux qui avaient traversé la tempête économique se retrouvaient heureux d’avoir survécu et surtout avaient l’impression que les pires moments étaient derrières eux. Cette année, pour la 14e édition, l’optimisme est semble-t-il de retour. La firme texane a renoué en 2010 avec sa croissance habituelle et devrait continuer sur cette lancée en 2011 au vu des prévisions des ventes annoncées pour le premier trimestre. Ses intégrateurs et ses partenaires devraient donc aussi profiter de cette reprise. Les visiteurs sont d’ailleurs venus en nombre et avec des projets à réaliser. L’édition française de NIDays a en effet accueilli 1102 personnes. L’objectif des 1000 visiteurs que visait la filiale française a donc été dépassé. Mais depuis au moins deux ans, il avait été contrecarré par la crise économique,  le froid et la neige (qui avait vraisemblablement quelque peu perturbé l’édition 2009) et par l’éloignement du site de Port-Marly (78).

Objectif atteint
Les visiteurs ont donc profité de la manifestation pour découvrir les services et solutions proposés sur les 60 stands d’expositions et assister à une (ou plusieurs) des 42 conférences techniques. Mais c’est lors des deux conférences plénières que National Instruments dévoile sa stratégie, présente ses nouveautés et les développements en cours. C’est Frédérick Drappier, le directeur général de la filiale française, qui a ouvert le bal en annonçant notamment les bons résultats de son entreprise. Darcy Dement, directrice marketing, a pris le relais pour présenter avec les ingénieurs NI diverses nouveautés mises en applications sous forme de démonstration. Sébastien Boutruche, directeur général de Free est notamment venu exposer les raisons pour lesquelles le fournisseur d’accès Internet a choisi les produits PXI de NI pour le test en production de la nouvelle FreeBox (V6). James Truchard, fondateur et CEO de National Instruments a conclu la conférence matinale en évoquant les architectures parallèles, l'abstraction logicielle ainsi que la conception et test simultanés au niveau système.

 

FPGA et Cloud Computing
Lors de la conférence de l’après midi, Mike Santori, NI Business and Technology Fellow, a encouragé les développeurs français à proposer leurs idées pour la prochaine version de son environnement de développement graphique. Labview 2010 intègre pour la première fois des fonctionnalités suggérées par les utilisateurs et qui ont réuni le plus de votes via la plate-forme Internet d’échanges d’idées. Mike Santori s’est également prêté au jeu des démonstrations : en utilisant son smartphone, un ingénieur de NI a montré qu’il était possible d’y visualiser des mesures à distance. Autre annonce dans l’air du temps : le Cloud Computing. Pour réduire le temps de compilation des programmes embarqués sur FPGA, NI travaille à l’élaboration d’un service qui permettra de partager cette opération sur plusieurs serveurs distants et ainsi réduire le temps de compilation.
C’est ensuite le très médiatique Hubert Reeves, astrophysicien et écrivain, qui a été invité sur scène pour donner sa vision de la créativité en se référant bien entendu aux galaxies, aux étoiles…  Son univers de prédilection.  Et de conclure son intervention par la citation : « la nécessité et le hasard sont les moteurs de l’innovation ». En précisant que la nécessité seule, reposant sur les lois de la physique, conduit à la monotonie et que le hasard contribue au fouillis. L’innovation repose donc sur ce savant équilibre.

Les lauréats du concours 2011
La conférence s’est achevé par la remise des prix du troisième concours des applications les plus innovantes dont la revue Mesures est partenaire et membre du jury. Les applications sont réparties dans cinq catégories : acquisition/enregistrement de données, instrumentation/test électroniques, systèmes embarqués, automatisation industrielle et enseignement. Les lauréats ont reçu leurs prix des mains de Frédérick Drappier (à gauche sur la photo).


Lauréat toutes catégories confondues :
Jacky Ménard, Télécom Bretagne (3e à partir de la gauche sur la photo)
Télécom Bretagne choisit l’instrumentation RF au format PXI pour préparer le déploiement de WiMAX en zone côtière

Lauréat dans la catégorie Acquisition/enregistrement de données :
Jean-Marc Riondel, Critt Bois (2e à partir de la gauche sur la photo)
Le CRITT Bois caractérise la performance énergétique et le comportement hygrothermique de différents systèmes constructifs bois avec le CompactRIO

Lauréat dans la catégorie Automatisation industrielle :
Véronique Newland, New Vision Technologies
Surveillance de la position des rails du RER avec LabVIEW et du matériel de vision

Lauréat dans la catégorie Enseignement :
Ghislain Rémy, IUT de Cachan (2e à partir de la droite)
Prototypage d'un buggy tout électrique dans le cadre de l’enseignement

Lauréat dans la catégorie Instrumentation/test électroniques :
Jean-Louis Schricke, Mesulog
ST-Ericsson gère ses protocoles de communication RF avec de l’instrumentation PXI Express à base de FPGA

Lauréat dans la catégorie Systèmes embarqués :

Christian Epié, O’mos
Système de monitoring pour la maintenance préventive de broyeurs à cône
 

- 9 février 2011 -


 

 

 

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