Pollution de l'air : pas de laser dans le ciel

Le 02/03/2006 à 0:00  
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Alors que, sous la chaleur précoce, les taux d’ozone dans l’air franchissent allègrement les seuils autorisés, la démonstration d’un laser super-puissant devant surveiller le taux de différents polluants dans l’air a été interdite. La Direction Générale de l’Aviation Civile a craint pour ses pilotes de ligne, qui auraient pu être éblouis. C’est un outil prototype qui aurait dû être en démonstration à Paris, posté sur le trottoir de l’avenue de La Motte Piquet, à côté de la tour Eiffel. Cela aurait dû être la sortie de fin d’année scolaire des écoles de nos petits parisiens.
Il s’agit d’un laser franco-allemand ultrapuissant baptisé Téramobile. La lumière qu’il émet est absorbée et réémise par les molécules et les particules. Elle est alors recueillie par un télescope et analysée dans un spectromètre. Mais là où un laser simple (de type Lidar) ne peut déceler qu’une sorte de polluant à la fois, Téramobile, lui, peut en découvrir plusieurs. Il est si puissant (1 000 milliards de watts) que son faisceau laser modifie l’indice de réfraction de l’air ce qui déforme l’onde lumineuse. Résultat : « La lumière du laser couvre un plus grand nombre de longueurs d’onde et interagit avec davantage de polluants », explique Jérôme Kasparian, physicien du Laboratoire de spectrométrie ionique et moléculaire (LASIM) de l’Université Lyon-1.
Seulement voilà, les laser dirigés vers les cabines d’avion peuvent aveugler les pilotes. Aux Etats-Unis, le FBI craint même qu’ils puissent être utilisés comme arme terroriste. Et en ce mois de juin pas loin de Paris il y avait le salon du Bourget. La prudence a prévalu. (Juin 2005)

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