Rockwell Automation et prochainement Schneider Electric arrivent sur le marché des automates de sécurité

Le 11/07/2006 à 0:00  
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Des grands fournisseurs généralistes en automatismes, Siemens est de loin celui qui a pris le plus d’avance : le groupe est en effet présent tant dans le domaine de la sécurité machine que de la sécurité process et le rachat de l'activité systèmes de Moore il y a quelques années lui a donné un savoir-faire supplémentaire, notamment dans le domaine du logiciel (programmation directe de la matrice de sécurité). Ses concurrents directs, Rockwell Automation et Schneider Electric, entendent désormais  lui contester ce leadership.
Rockwell Automation est en train d’achever son Tour de France de la présentation de son offre sécurité, avec des annonces toutes récentes. Quant à Schneider Electric, elle va annoncer à la rentrée des automates de sécurité, qui viendront en complément de ses relais pré-configurés Preventa. On ne sait pas encore s’il s’agira d’automates dédiés à la sécurité (type Pilz) ou d’automates classiques auxquels sera ajoutée une fonction de sécurité. Quoiqu’il en soit, ce sera un peu un retour aux sources parce que par le passé, le groupe avait une offre en automates de sécurité à travers Merlin Gerin puis April, et qui avait connu quelques succès, notamment dans le nucléaire.
Venons-en à l’événement le plus récent, le Tour de France (et même d’Europe) de Rockwell Automation. En matière d’automatismes de sécurité, la société propose notamment des automatismes basés sur des relais pré-paramétrés (MSR300), des automates autonomes (les GuardPLC 1200 à 2000) et les tous derniers GuardLogix, qui mixent sur une même plate-forme des fonctions d’automatismes de process et des fonctions de sécurité.
Les GuardPLC sont destinés à ceux qui veulent dissocier physiquement la fonction sécurité et la fonction process (il s’adresse surtout aux constructeurs et intégrateurs de machines).
Le GuardLogix, conçu selon une architecture redondante 1oo2 a été certifié par le TüV pour des applications exigeant un niveau SIL3 (le niveau le plus élevé) dans la norme IEC51508.
Autant dire qu’avec cette offre, Rockwell Automation propose toutes les approches actuelles pour réaliser des fonctions de sécurité. L'intérêt du groupe pour la sécurité avait connu un coup d’accélérateur en 1999 avec le rachat des composants de sécurité du Britannique EJA (et sa marque Guardmaster). Autre remarque : dans son catalogue “sécurité”, Rockwell fait mine de se convertir au vocable PAC (Programmable Automation Controller), lancé par ARC il y a quelques années et auquel se sont ralliés GE-Fanuc et National Instruments. Le PAC n’est pas un nouveau concept en soi, mais un sigle permettant de désigner les plate-formes d’automatismes réalisant des fonctions très différentes (automate, vision, entraînements, régulation, etc.). Il y a une vingtaine d’années, avec son Pyramid Integrator, Rockwell avait déjà tenté de donner un nom à ce type de concept. Aujourd’hui, avec sa plate-forme Logix, la société est à nouveau confrontée à la même difficulté : comment appeler une telle plate-forme si on veut éviter le terme de PLC (jugé trop restrictif) ou Controller (trop vague) ? (Juillet 2006)

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