Enregistreur et régulateur ne font qu’un

Le 07/02/2011 à 16:30  

Le Nanodac d’Eurotherm combine, dans un boîtier compact, des capacités d’enregistrement, de visualisation et des fonctions de régulation. Il est doté d’un écran couleur et de quatre entrées universelles.

Le Nanodac, c’est la rencontre entre deux mondes : celui de l’enregistrement et de la régulation », annonce Xavier Picavet, directeur général d’Eurotherm Automation. Lancé sur le marché par la division Eurotherm d’Invensys Operations Management, cet appareil combine, dans le même boîtier, des capacités de régulation et des fonctionnalités d’acquisition, de visualisation et de sauvegarde de signaux. Cerise sur le gâteau : sa compacité. En effet, cette combinaison de fonctions ne se fait pas au détriment de la taille de cet instrument. Ce qui lui vaut le préfixe Nano. Sa face avant face de 96x96 mm (1/4 DIN) et sa profondeur de 90 mm répondent aux exigences des fabricants d’équipements industriels. Ces derniers pourront profiter de sa compacité pour réduire la taille de leurs armoires électriques ou de leurs machines. « En installant un Nanodac à la place de notre enregistreur 6100A et de notre régulateur 3204, le gain de place est de 4622 cm3 en volume et de 206 cm2 de surface en face avant», assure Sébastien Girard, directeur commercial d’Eurotherm Automation. Le recours à un seul appareil au lieu de deux pour la régulation et l’enregistrement réduit également les coûts d’ingénierie et d’intégration. Il n’y a qu’un seul produit à installer et un seul plan de câblage à réaliser. De plus, pour faciliter la gestion de stock et les opérations de maintenance, le Nanodac ne se décline pas en divers modèles et n’offre pas une multitude d’options. Il existe en seulement deux versions : un enregistreur vendu 750 euros et un enregistreur/régulateur au prix de 815 euros. Il est toutefois possible d’acquérir l’enregistreur et de lui ajouter ultérieurement la fonction de régulation. Deux boucles indépendantes de régulation (on/off, PID ou PV) peuvent être prises en charge par l’appareil qui offre 4 entrées universelles (thermocouple, capteur de température à résistance, courant, et tension), 1 entrée/sortie logique, 2 entrées logiques (contact sec), 2 alarmes par voies, 4 sorties relais (dont 2 avec commun partagé), un port USB et une interface Ethernet.
Les signaux d’entrées sont échantillonnés sur 16 bits et enregistrés en parallèle à la cadence maximale de 125 ms. « La précision des entrées est meilleure que 0,1 % de la mesure. Ce qui est indispensable notamment pour les applications certifiées Nadcap dans le domaine de l’aéronautique », assure Sébastien Girard. Mais outre ces 4 valeurs d’entrées, il est possible de réaliser divers traitements et calculs sur ces voies pour ainsi obtenir 14 voies virtuelles.
Communication Ethernet
L’utilisateur choisit ses valeurs et sous quelles formes il souhaite les visualiser : courbes de tendances défilant horizontalement ou verticalement, bargraphes horizontaux ou verticaux, valeurs numériques, états des alarmes et des boucles de régulation. Ainsi, il suit l’évolution d’un groupe de six variables au choix depuis l’afficheur couleur TFT de 3,5 pouces (8,89 cm de diagonale) et de 320x240 pixels de résolution. Vu la compacité de l’appareil, il n’était guère possible de le doter d’un écran plus large, mais il faut reconnaître que celui-ci offre une belle qualité d’affichage et la possibilité de surveiller les paramètres du procédé sous différents angles.
Les 18 variables sont enregistrées sur une mémoire flash interne de 50Mo de capacité. Les données peuvent également être transférées sur une clé de sauvegarde amovible via le port USB disponible à l’arrière de l’appareil. Elles peuvent également être transmises automatiquement vers un serveur FTP prédéfini via son interface Ethernet (Modbus TCP/IP esclave, FTP, DHCP pour l’adressage réseau). « L’archivage des données peut être planifié par l’utilisateur, effectué à sa demande ou réalisé automatiquement sur déclenchement externe par exemple. Les données peuvent aussi être envoyées à période déterminée par l’utilisateur vers un serveur FTP ou être rapatriées à la demande du serveur qui l’interroge », explique Sébastien Girard.
Quatre touches en face avant autorisent la navigation dans les menus de configuration et le choix des vues du procédé. Mais le Nanodac est aussi fourni avec le logiciel iTools qui rend possible la configuration hors connexion. Des configurations peuvent être créées à l’aide de l’éditeur graphique, clonées et envoyées dans l’appareil.
Youssef Belgnaoui

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