La liaison radiofréquences décentralise les modules d’entrées/sorties

Le 08/12/2008 à 13:18  

La plate-forme PSSuniversal de Pilz se libère du câblage. Grâce à la solution InduraNet p, elle récupère désormais des données que lui fournissent par voie radio des modules d’entrées/sorties déportées. Par ailleurs, la particularité des antennes proposées fiabilise la transmission.
Pour des échanges de données fiables et sécurisés, le câble reste le support de prédilection dans l’industrie. Mais petit à petit, les liaisons sans fil y font leur trou. Elles trouvent désormais leur place pour les applications non critiques là où la mise en place de câblage présente un coût d’installation prohibitif ou lorsqu’elle est rendue difficile par la mobilité des équipements. La multiplication de solutions de communication radiofréquences sur le marché prouve que le sans fil gagne en crédibilité. Pour preuve, même un spécialiste des automatismes de sécurité se lance dans l’aventure du sans fil. Pilz propose maintenant son propre système de communication par radiofréquences. Baptisé InduraNet p, il s’appuie en fait sur sa plate-forme PSSuniversal. Celle-ci est composée d’une tête de station et d’une embase sur laquelle viennent s’enficher des modules d’entrées/sorties. Elle pourra désormais collecter des informations provenant de blocs d’entrées/sorties déportés qui lui seront transmises sans fil.
Pour ce faire, la tête de station accueille à l’extrémité de son embase au côté des modules d’entrées/sorties (jusqu’à dix) un module de communication radio sur lequel se connecte une antenne (celle-ci pourra également être déportée à l’aide d’un câble). Grâce à ce module radio, elle communiquera avec une à quatre stations déportées (dotée également d’une antenne externe) capables de recevoir elles-mêmes jusqu’à cinq modules d’entrées/sorties.
Des antennes pour une transmission robuste
Les échanges s’effectuent à la fréquence de 2,4 GHz (exploitable sans autorisation et sans licence) avec une puissance maximale de 100 mW sur une portée théorique pouvant atteindre 100 mètres en milieu industriel et 1 000 mètres en champ libre. Une fois l’installation et la configuration réalisées, InduraNet p fonctionne en toute transparence : la tête de station PSSuniversal “voit” les modules déportés comme s’ils étaient liés électriquement à elle. Les antennes que proposent Pilz présentent quelques particularités visant à fiabiliser les échanges. Plutôt qu’une antenne classique, les modules déportés peuvent être équipés de l’antenne PSS Ant 1 IDN dont la géométrie (deux pièces rectangulaires qui se croisent) favorise la propagation et la réception des signaux dans toutes les directions. Ce qui simplifie l’alignement entre un émetteur et un récepteur. Le module radio de la tête de station peut quant à lui être équipé d’un dispositif d’antenne favorisant la propagation omnidirectionnelle tout en améliorant la réception des signaux en s’affranchissant en partie des problèmes dus aux interférences et autres réflexions. Ce dispositif est composé de deux antennes présentant la même géométrie que la PSS Ant 1 IDN. Celles-ci sont de longueurs différentes. Ainsi, elles n’ont pas la même réponse en fréquence et ne seront pas sensibles aux mêmes perturbations. Si l’une d’elles reçoit un signal perturbé, l’autre peut recevoir un signal exploitable par le récepteur qui traite ainsi le signal de la meilleure qualité. Par ces caractéristiques, InduraNet p fiabilise un peu plus la transmission radio. « Il ne s’agit pas pour autant d’une solution pour les applications de sécurité, précise Armin Glaser, responsable produits chez Pilz. Mais pourquoi ne pas imaginer à l’avenir qu’il sera possible de connecter sans fil un bouton d’arrêt d’urgence. »

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