L’automate se fond dans le tableau électrique

Le 20/06/2011 à 10:40  

UXP lance le nanOpral. Extérieurement, ce nouvel automate ressemble aux modules que l’on trouve dans les tableaux électriques. A l’intérieur, un processeur extrêmement économe en énergie lui permet d’afficher une consommation inférieure à 1 watt.
Pour son nouveau calculateur, UXP, le fabricant d’automates made in France a opté pour un facteur de forme original : le nanOpral est prévu pour s’intégrer dans les tableaux électriques, où il occupe la place de six modules standard. Une ­manière de répondre à de nouveaux besoins, comme l’explique Robert Jay, directeur de la société : « A chaque projet de construction ou de rénovation d’un site industriel, nous constatons que les produits d’automatismes intéressent également les professionnels du bâtiment, de l’électricité et de la domotique. Comme nos solutions dédiées à la GTB/GTC remportent un certain succès nous avons voulu lancer un automate tout-en-un spécialement conçu pour cette catégorie de techniciens. »
Premier constat d’UXP : les professionnels du bâtiment doivent faire communiquer des équipements de constructeurs différents. Pour cela, le nanOpral propose 2 liaisons série (RS- 485 et Modbus RTU) ainsi que 4 entrées et 4 sorties numériques pouvant être paramétrées en fonction du type de signal (tout-ou-rien, compteur ou codeur incrémental). On trouve également 4 entrées analogiques (2 entrées courant et 2 entrées tension) et 2 sorties analogiques (courant et tension) à la précision digne des automates haut de gamme (12 bits). Certes, la connectique est moins fournie que celle du micrOpral Energy, qui regroupe pas moins de 64 entrées/sorties numériques dans un seul boîtier, mais il est possible de relier plusieurs  nanOpral entre eux via un bus CAN ou d’utiliser un module d’entrées/sorties déportées micrOpral IO. Le nanOpral met surtout l’accent sur les performances et les économies d’énergie. Il ­embarque en effet une des dernières générations de processeurs ARM 32 bits (Cortex-M3 à 100 MHz), grâce à laquelle il ­affiche des temps de cycles inférieurs à 100 microsecondes, le tout sans consommer plus de 1 watt (pour le nanOpral ­complet). De quoi se faire totalement oublier une fois intégré au tableau électrique.
Second constat : les professionnels du bâtiment préfèrent le paramétrage à la programmation. Pour eux, UXP poursuit sa politique de partenariats engagée avec le micrOpral Energy. La société grenobloise se rapproche d’éditeurs de logiciels métier, de manière à spécialiser le nanOpral pour différentes catégories d’utilisateurs.
Bien entendu, les industriels qui souhaitent utiliser le ­nanOpral comme un automate classique pourront toujours employer le logiciel Alograf d’UXP et développer leurs applications à l’aide des cinq langages IEC 61131-3. Pour des applications plus pointues, le produit propose également la programmation en langage C grâce à un nouvel outil de développement baptisé nanOpen. « Ce dernier ­regroupe un environnement de développement, des bibliothèques de fonctions (boucles de régulation, etc.) ainsi que tous les drivers nécessaires pour communiquer avec le nanOpral, décrit Robert Jay. Les constructeurs d’équipements dans les secteurs du bâtiment et de la domotique pourront facilement ajouter de nouvelles fonctions à leurs produits, à moindre coût. Et pour ces clients OEM, nous proposons un service de personnalisation matérielle et logicielle. »
Frédéric Parisot

 

La lecture de cet article est payante.
Connectez-vous ou abonnez-vous pour y accéder.

Dans la même rubrique

Copy link
Powered by Social Snap