Le contrôle commande des process continus s’adapte aux métiers

Le 22/01/2007 à 0:00  
default-image-3071

Une solution ouverte, organisée autour de matériels standard déjà proposés par la société et d’une “couche métier” propre à un process : c’est ainsi que Schneider Electric a présenté sur le salon Pollutec en novembre dernier à Lyon une offre en contrôle de process continus.
Schneider Electric affirme que sa solution Collaborative Process Control (CPC) vient “clairement” concurrencer les SNCC (systèmes numériques de contrôle commande) ainsi que les offres proposées dans le domaine du contrôle de process par des constructeurs à base d’automates programmables.
Cette solution qui s’appuie sur des matériels standard déjà proposés par le fournisseur (notamment les automates programmables Quantum) s’organise autour d’une couche logicielle applicative, dite “couche métier”.
Les premiers marchés visés sont ceux des conduites de procédés de l’eau et des procédés thermiques. Pour cette seconde application, Schneider Electric a déjà une certaine expérience : fours, chaudières, centrales, incinérateurs de déchets, etc. « Jusqu’ici, nous disposions des différentes briques permettant d’assurer le contrôle commande de l’installation mais l’ensemble n’était pas toujours simple à mettre en œuvre, explique Eric Nonnon, chef de projet CPC et chef de marché process & batch. La nouveauté de l’offre CPC, c’est le développement, en complément de ces mêmes produits, d’une suite logicielle qui nous permet de raisonner en termes de solution. Elle devrait satisfaire 95 % des clients ».
Le CPC a pour vocation de gérer une base de données unique pour l’ensemble de l’architecture process (automate, supervision, entrées/sorties déportées, instrumentation…). « Notre principal point fort est la liberté que nous offrons à notre client, souligne encore M. Nonnon. Celui-ci s’affranchit du constructeur, peut faire évoluer son système sans devoir faire appel à nous, peut associer des produits d’autres origines, notamment en matière de supervision ». Cette liberté passe par l’utilisation de technologies standardisées.
Côté instrumentation, Schneider (qui n’a pas d’offre en instrumentation de process) a fait le choix du protocole Hart ainsi que des bus numériques Fieldbus Foundation et ultérieurement Profibus PA. CPC intègre la technologie FDT/DTM pour la configuration et l’exploitation des instruments. (On comprendra aussi que, derrière ses choix techniques, se cache des choix plus stratégiques et la mise en place de partenariats privilégiés).
A terme, Schneider prévoit de développer CPC (et donc les "couches métier" qui vont avec) pour d’autres types de process…

La lecture de cet article est payante.
Connectez-vous ou abonnez-vous pour y accéder.

Dans la même rubrique

Copy link
Powered by Social Snap