Une plate-forme pour quatre contrôles

Le 04/05/2010 à 10:02  

Mitsubishi Electric propose la solution iQ Platform capable de piloter des automates programmables, des commandes numériques et des cellules robotisées.


Modularité, compacité, flexibilité… sont trois qualités essentielles que doivent réunir toutes les plates-formes d’automatisme pour satisfaire aux exigences industrielles. Les solutions que proposent la plupart des fournisseurs relèvent aujourd’hui ce défi technique. Mitsubishi Electric franchit une étape supplémentaire. Son iQ Platform vise l’universalité. Ce n’est pas tout à fait une quête vaine si l’on se borne à l’univers industriel où se côtoient principalement machines outils, robots et autres processus automatisés. C’est justement le périmètre d’action de l’iQ Platform qui dispose de capacités de pilotage d’automates programmables, de mouvement d’axes, de commande numérique et de robot. « Auparavant, pour gérer une cellule robotisée depuis notre plate-forme d’automatisme, il fallait créer une table d’échange dans l’automate. Les informations étaient échangées via un réseau. Désormais, la variable robot est traitée directement en natif par l’automate », indique Alain Godard, responsable technique chez Mitsubishi Electric.
Cette solution "tout en un" repose sur un bus de fond de panier sur lequel peuvent se connecter quatre types de contrôleur différents dédiés au contrôle logique programmable, au contrôle de mouvement, au contrôle robotique et à la commande numérique. Le constructeur japonais propose des unités processeurs pour chaque type de contrôle à assurer. En mode multiprocesseur, le contrôle et la communication sont partagés entre une unité centrale d’automatisation et jusqu’à trois autres modules processeurs. Pour ce faire, les données sont échangées à un cycle de 0,88 ms via le bus de fond de panier qui leur donne accès à une mémoire commune de 14 000 mots.
Ce bus ne sonne pas le glas des divers modules qui s’enfichaient sur la plate-forme System Q d’ancienne génération. Le nouveau fond de panier prend en charge à la fois les nouvelles et anciennes générations de cartes. « Si un client veut profiter de la fonctionnalité de pilotage robotique ou de commande numérique, il doit toutefois changer de fond de panier et ajouter les unités processeurs spécifiques à la commande numérique ou robotique, mais il conservera ses cartes réseaux et ses cartes d’Entrées/Sorties », explique Alain Godard. Deux fonds de panier sont d’ailleurs proposés : l’un doté de huit emplacements, l’autre de douze. Ces fonds de panier peuvent recevoir les modules processeurs, les modules de communication réseaux et d’Entrées/Sorties. Mitsubishi propose aussi une interface avec le réseau de communication CC-Link IE (la version Ethernet industriel du réseau CC-Link).

 


 

La lecture de cet article est payante.
Pour le lire abonnez-vous ou connectez vous.

Dans la même rubrique

Copy link
Powered by Social Snap