Informatique embarquée : un outil de test pour composants Autosar

Le 05/05/2010 à 16:09  

Avec DaVinci Component Tester, Vector complète sa gamme d’outils de développement et d’intégration d’applications automobiles conformes à la norme Autosar. L’outil teste les composants logiciels sans attendre que le système d’exploitation Autosar ne soit finalisé. Les tests peuvent ainsi être réalisés au plus tôt, et à moindre coût.

L’un des intérêts de la norme Autosar (AUTomotive Open System Architecture) est d’offrir une couche d’abstraction pour la conception des applications automobiles. Cette couche d’abstraction, appelée Autosar RTE (RunTime Environment), se charge de gérer les communications avec les calculateurs et les interactions entre les composants logiciels. Cela offre aux constructeurs automobiles la possibilité d’acheter des composants logiciels sur étagère. Il peut s’agir par exemple de fonctions de contrôle moteur ou d’une fonction “capteur de pluie”. S’il favorise l’interopérabilité, ce principe de RTE présente un point faible : pour tester les fonctions, les constructeurs doivent les porter sur des calculateurs réels. Or il arrive souvent que le choix du calculateur en question ne soit pas encore défini. Plus contraignant encore, une application Autosar a besoin que son RTE soit entièrement généré pour s’exécuter. « Au final, le système ne peut être testé qu’une fois que l’architecture est entièrement définie et que tous les choix matériels ont été faits, explique Jean-Philippe Dehaene, directeur technique chez Vector France SAS. Lors des tests, la fonction en question est “noyée” au milieu de toutes les autres fonctions qui composent le calculateur (ou le véhicule), Le débogage est très complexe, car les développeurs n’ont accès qu’aux entrées/sorties des calculateurs et ne peuvent pas voir ce qui se passe à l’intérieur. »
Pour répondre à ce besoin, l’éditeur allemand lance un nouvel outil baptisé DaVinci Component Tester. Il autorise le test de chaque composant logiciel (SoftWare Component, ou SWC, d’après la terminologie Autosar) de manière isolée. « DaVinci Component Tester crée un RTE de test spécifique pour un composant donné, poursuit Jean-Philippe Dehaene (Vector France SAS). Plus exactement, l’outil génère une “structure d’accueil” autour du ou des composants à tester. Cette structure d’accueil, qui émule l’environnement du calculateur avec ses ports d’entrée et tous les services nécessaires (sauvegarde d’une donnée, par exemple) est générée automatiquement à partir des fichiers d’échanges AutoSAR XML qui accompagnent chaque composant. »
Intégré aux outils de test logiciel
Une fois généré l’environnement de test, les tests proprement dits s’effectuent via un logiciel de test tiers. Et pour cela, deux modes de fonctionnement sont prévus. Il y a d’abord une interface pour NUnit, un logiciel tiers spécialisé dans le test unitaire. Elle s’adresse aux développeurs qui souhaitent tester tous les cas de fonctionnement possibles, afin de “pousser une application dans ses retranchements” avant sa mise sur le marché.
L’autre mode de fonctionnement s’adresse plutôt aux intégrateurs et aux constructeurs qui souhaitent tester le fonctionnement d’un composant logiciel en situation. Il s’agit d’une interface pour CANoe, logiciel édité par Vector qui simule les communications entre plusieurs calculateurs placés en réseau sur bus CAN. Que ce soit pour du test unitaire (avec NUnit) ou du test en boîte noire (avec CANoe), les développeurs peuvent désormais tester leurs composants logiciels en se libérant d’une grande partie des contraintes. D’autant plus que, comme l’application DaVinci Component Tester tourne sur PC, ils peuvent commencer leurs campagnes de tests au plus tôt, sans devoir attendre que le banc de test soit disponible, ou que le choix des plates-formes matérielles ne soit finalisé.

La lecture de cet article est réservée aux abonnés.
Connectez-vous ou abonnez-vous pour y accéder.

Dans la même rubrique

Copy link
Powered by Social Snap