Informatique mobile : le terminal durci conjugue écran tactile et large clavier

Le 21/02/2011 à 9:48  

Constructeur de terminaux pour applications logistiques, LXE a fait le pari de diversifier son activité pour s’intéresser aux marchés de la mobilité. La société lance le Marathon, un terminal compact et robuste, à mi-chemin entre une tablette PC et un PDA, et à l’ergonomie proche d’un PC portable.

Sortir des murs de l’usine pour aller sur le terrain : voici résumé en quelques mots le nouveau leitmotiv de LXE. Philippe Bechet, directeur général de la branche européenne du groupe, explique l’orientation donnée à la société : « notre activité a toujours été centrée autour des applications de logistique et de traçabilité dans l’industrie (entrepôts et ateliers de production). Nos différentes gammes de terminaux communicants ont fait leurs preuves (50% de parts de marché dans les zones portuaires, notamment), mais nos clients étaient demandeurs d’un terminal encore plus robuste, qui puisse les accompagner pour leurs tournées ou leurs interventions sur site. L’offre en tablettes PC et en PDA durcis étant déjà pléthorique, nous avons souhaité proposer un produit original, qui n’existait pas encore sur le marché.»
Le Marathon est donc un terminal “hybride”, dont les caractéristiques s’inspirent des différents facteurs de forme existants : la robustesse d’un PDA durci, l’encombrement d’un UMPC (Ultra-Mobile PC), le grand écran tactile d’une tablette PC, le clavier d’un PC portable, et la connectivité propres aux terminaux utilisés en logistique. Attardons-nous sur quelques-unes de ces caractéristiques : concernant la robustesse, tout d’abord, on note un indice de protection IP65 (le Marathon est étanche même en cas de nettoyage avec une lance sous pression), une certification MIL-STD-810F pour la résistance aux vibrations (le disque dur est de type SSD), un boîtier qui peut encaisser plusieurs chutes d’une hauteur de 1,2 m sur béton, une gamme de températures étendue (de -20 à +50°C) et enfin un clavier et une dalle tactile renforcés. Du point de vue de la mobilité, à présent : avec 33 mm d’épaisseur et seulement 990 grammes avec batterie, le Marathon fait mieux que la plupart des UMPC durcis du marché (des produits qui s’adressent principalement aux marchés de la défense).
L’accent est mis  sur l’ergonomie
L’écran tactile de 18 cm de diagonale est suffisamment grand pour permettre l’affichage de plans (pour les interventions de maintenance) ou de cartes (pour consulter un itinéraire), et il peut être équipé en option d’une dalle transflective pour une utilisation en plein soleil. Pour ce qui est de la connectivité, le Marathon embarque les dernières technologies de communication sans fil : Wi-Fi 802.11a/b/g/n, Bluetooth 2.1+EDR, interface GPRS 3,75G et module GPS. Enfin, grâce à deux emplacements situés sur sa face supérieure, le nouveau terminal de LXE présente une certaine modularité. Un lecteur de codes à barres et un lecteur de cartes magnétiques sont d’ores et déjà disponibles, et la liste d’options devrait s’agrandir au fil du temps.
Pour résumer, si le Marathon peut remplir globalement les mêmes fonctions que d’autres produits de mobilité du marché, il apporte tout de même davantage de confort d’utilisation, principalement grâce à son clavier à larges touches rétroéclairées et à son écran 7 pouces. Ce confort a un prix, celui de l’autonomie : 3 heures seulement avec la batterie interne. Heureusement, une batterie additionnelle, à fixer sur la partie inférieure du boîtier, permet de prolonger son fonctionnement jusqu’à 10 heures. De toute façon, la vocation première du Marathon est de partir sur le terrain, et pour cela les utilisateurs disposent d’un socle véhicule qui recharge le terminal pendant les déplacements.
Avec ce produit, LXE vise particulièrement les transporteurs, les techniciens itinérants et les commerciaux dans les domaines de l’industrie, de l’énergie, des télécoms et du bâtiment. Pour Noëlle Hesnault, responsable de LXE France, « le marché de la mobilité est beaucoup plus vaste que celui de la logistique. Afin de répondre au plus grand nombre d’applications, nous travaillons depuis plusieurs mois à l’élaboration d’un écosystème de partenaires. On trouve parmi eux des éditeurs de logiciels ERP (Enterprise Resource Planning), des intégrateurs, et aussi des éditeurs d’applicatifs métier (ISV, pour Industrial Software Vendors). Ces derniers sont très importants pour nous, car ils nous permettent d’adresser directement des applications très ciblées. C’est pourquoi nous restons à l’écoute de toute opportunité d’enrichir cet écosystème de partenaires.»
Frédéric Parisot

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