Le logiciel Kiratio de la société Human Perf est une solution MES simplifiée à l’extrême. Ses objectifs : accélérer la prise en main, faciliter l’appropriation par les opérateurs, et favoriser l’identification des points à améliorer dans un processus de production.
La solution Kiratio se pose en alternative aux systèmes MES classiques (Manufacturing Execution Systems, ou systèmes d’exécution de la production). Ces logiciels font la liaison entre l’atelier et les différents décisionnaires de l’entreprise. Selon Benoît Brulant, p.-d.g. de la société Human Perf, « cette liaison peut parfois exclure les opérateurs. Nos clients expriment le besoin de les replacer au cœur du système. L’opérateur est l’élément productif de la chaîne, et les logiciels doivent les aider à prendre des décisions. »
La société lilloise est spécialisée dans les solutions d’amélioration continue. Les différentes méthodes d’optimisation de la production (Lean Manufacturing, Six Sigmas, 5S ou autres) lui sont donc familières. « Ces méthodes ont toutes un point commun : elles mettent en avant les opérateurs, en imposant une forte responsabilisation de leur part et une implication dans la qualité finale des produits fabriqués », poursuit Benoît Brulant. Cette responsabilisation passe par la mise à disposition d’outils adaptés. Mais surtout, il ne faut pas que les logiciels de production soient perçus comme une contrainte. Aussi les développeurs de la solution Kiratio garantissent-ils un temps de prise en main inférieur à 15 minutes, pour une implantation qui ne saurait dépasser une journée.
Le logiciel Kiratio propose deux interfaces différentes : une pour la production et une autre pour le calcul des indicateurs. En production, le travail des opérateurs n’est pas ralenti par le logiciel. Ils ont juste à cliquer sur un bouton à chaque démarrage et à chaque arrêt de production. Les raisons de ces arrêts sont sélectionnées parmi une liste déroulante (avec arborescence) définie en accord avec le responsable de production. Cela apporte plus de souplesse et de réactivité qu’un système de codes à barres, et reste toujours plus rapide et plus fiable qu’un système papier. Puis, en fin de journée ou à la fin d’un lot, les opérateurs saisissent la quantité de produits fabriqués et de produits rebutés.
Une précision juste nécessaire
« Le système n’est pas précis à la minute près, mais ces seules indications suffisent au calcul des cadences et des TRS (Taux de Rendement Synthétique) des différentes machines, assure Benoît Brulant. Encore une fois, l’important n’est pas de mesurer les performances d’une machine avec le plus de précision possible, mais plutôt d’identifier les principales causes d’arrêt et de mettre en place des pistes d’amélioration réalistes. »
En ayant à leur disposition des rapports très visuels, responsables et opérateurs travaillent ensemble en vue d’établir des actions pour améliorer la productivité de l’entreprise.
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