Le routeur Ethernet bat des records de vitesse grâce au VDSL2

Le 01/03/2011 à 19:04  

Le Falcon de Westermo fait office à la fois de switch Ethernet, de passerelle série et de routeur. Mais pas n’importe  quel routeur, puisque le dernier né du constructeur suédois est compatible avec le standard VDSL2. Plus rapide que l’ADSL, il apporte surtout des débits symétriques plus adaptés aux applications industrielles.

Le marché de l’accès distant évolue à vitesse grand V. Les quatre dernières années ont été celles de l’avènement des technologies DSL, avec des bandes passantes qui sont passées de 2,5 Mbit/s (norme ADSL) à plus de 15 Mbit/s aujourd’hui (nor-me ADSL2+). «En 2010, l’ADSL représente près de 64% du marché du routage, et les opérateurs incitent fortement les industriels à remplacer leurs liaisons modem par des liaisons numériques, commente Olivier Bughin, responsable de Westermo France. Toutefois, ces technologies présentent un inconvénient : leur caractère asymétrique. En effet, l’ADSL est très bien adapté à une utilisation domestique (pour télécharger de la vidéo par exemple), mais pour la communication entre sites industriels, les besoins sont différents. Avec une technologie symétrique comme le VDSL2, on peut avoir des débits de 50 Mbit/s dans les deux sens (soit 100 Mbit/s de bande passante totale)».
Dans de nombreux pays européens, le VDSL2 est déjà une réalité. C’est le cas notamment de l’Angleterre ou de la Belgique (où il est disponible depuis 2008). En France, les pouvoirs publics ont donné pour le moment la priorité au déploiement de la fibre optique. Cela ne devrait pas empêcher les opérateurs de proposer les premières offres VDSL2 d’ici environ un an. «Quoi qu’il en soit, les industriels français pourront toujours utiliser les fonctions ADSL et ADSL2+ du Falcon en attendant que le VDSL2 soit disponible», précise Olivier Bughin.

Robustesse du boîtier  et sécurité du réseau
Pour que le Falcon intéresse les industriels français même en l’absence de réseau VDSL2, il devait se distinguer par certaines de ses caractéristiques. C’est justement le cas puisqu’en dehors de la fonction de routage, il fait office de switch Ethernet 4 ports (10/100 Mbit/s) ainsi que de passerelle série vers Ethernet. À cela s’ajoutent une entrée et une sortie TOR, pour aider au pilotage d’un automate distant par exemple. De plus, le boîtier présente les caractéristiques de robustesse propres à tous les produits du constructeur suédois : une gamme de températures d’utilisation étendue (de -20 à +60°C), une plage de tensions d’alimentation élargie (de 16 à 60 Vcc) et un MTBF (temps moyen entre pannes) qui dépasse les 60 ans.
La vocation première d’un routeur étant d’ouvrir un accès vers l’extérieur, Westermo a bien entendu renforcé la partie sécurité du Falcon. Le pare-feu sur le port xDSL peut être activé sur chaque port Ethernet si nécessaire, et le routeur prend en charge les protocoles de sécurité comme https ou SSH. Enfin, l’appareil peut gérer à lui seul 20 tunnels VPN (Virtual Private Network), et même jusqu’à 200 en option.
Frédéric Parisot

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