L’identification RFID gagne en robustesse

Le 20/11/2006 à 0:00  

Contrinex lance une gamme de systèmes d’identification par radiofréquences intégrés dans des boîtiers métalliques et hermétiques. Les tags et les modules de lecture/écriture peuvent ainsi être utilisés dans les conditions les plus difficiles.
La société suisse Contrinex est un spécialiste du mouton à cinq pattes... Depuis sa création dans les années soixante, c’est avec des modèles très spécifiques qu’elle s’est fait un nom dans le marché très encombré de la détection de proximité, en particulier dans la technologie inductive : des détecteurs miniatures, à portée élevée, entièrement métalliques (pour l’agroalimentaire), résistant aux hautes pressions, etc.
La société ajoute une corde à son arc et s’intéresse désormais à un nouveau domaine, l’identification par radiofréquences (RFID). Avec, là encore, une caractéristique inédite. « Contrairement aux systèmes traditionnels, qui se présentent dans des boîtiers en plastique, nos transpondeurs et nos modules de lecture/écriture sont intégrés dans des boîtiers métalliques et hermétiques, indique Eric Moro, directeur commercial de la société. Ils sont donc plus résistants aux agressions chimiques, aux chocs mécaniques et au cisaillement ». Les transpondeurs, par exemple, peuvent être noyés dans leur support et se trouver ainsi protégés d’un éventuel arrachement par la masse qui les entoure. Comme les modules de lecture/écriture, ils bénéficient d’un indice d’étanchéité élevé (IP67, voire IP68 pour certains modèles). « L’ensemble est ainsi destiné aux applications en environnement difficile, notamment dans les machines-outils, la logistique, l’agroalimentaire ou l’aéronautique », poursuit M. Moro.
Autre particularité de cette gamme de produits, sa diversité. Les transpondeurs sont disponibles en boîtiers de 10, 16 ou 26 mm de diamètre, pour des distances de lecture de 8 à 17 mm (pour les modèles lisses) ou en boîtiers M16 ou M30, pour des distances de 8 à 15 mm (pour les modèles filetés). Les modules de lecture/écriture, quant à eux, sont intégrés dans des boîtiers cylindriques filetés de section M18 ou M30.
L’offre comprend par ailleurs des boîtiers assurant l’interface entre le bus de terrain (Profibus ou DeviceNet) et les modules de lecture/écriture. Ces derniers peuvent être intégrés au boîtier ou raccordés par des connecteurs. Enfin, si l’on souhaite lire ou modifier les informations inscrites dans les transpondeurs (qui offrent chacun une mémoire de 120 mots de 16 bits), il existe aussi un module portable doté d’un clavier, d’un afficheur et de deux antennes orientables… bref, tout est possible, ou presque.
Seul bémol, les systèmes RFID métalliques sont plus chers que les modèles plastiques (le transpondeur, par exemple, coûte de 30 à 80 euros contre une vingtaine d’euros pour un modèle plastique) et leur portée est réduite de moitié (le champ magnétique est partiellement absorbé par le métal). Du coup, la société suisse propose aussi des transpondeurs en résine époxy, intégrés dans un boîtier cylindrique lisse avec étanchéité IP67, pour des distances de lecture allant de 25 à 50 mm.
Pour tous ces modèles, le principe reste classique. Le module de lecture/écriture communique par ondes radio avec un transpondeur passif (tag) placé sur l’objet à identifier. Il lui envoie l’énergie nécessaire pour qu’il fournisse les informations stockées dans sa mémoire (numéro d’identification, numéro du client, date de la commande, etc.) à chaque fois qu’il est interrogé.
Contrinex songe déjà à faire évoluer sa gamme avec des modèles spécifiques. Les interfaces devraient prochainement pouvoir se raccorder aux bus de terrain Modbus et Interbus-S, et les transpondeurs pourraient “s’acclimater” aux températures négatives, pour le stockage en zone froide.

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