Un outil pour évaluer la qualité des logiciels

Le 21/12/2010 à 0:00  
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Un logiciel est-il bon ou mauvais ? C’est la question à laquelle l’éditeur français Squoring propose de répondre. Son logiciel Squore analyse les programmes en C, C++, C# et Java et leur affecte une note. L’objectif : éviter de mettre sur le marché un logiciel de mauvaise qualité.

A l’origine de la création de Squoring, un constat de Patrick Artola, ancien directeur France de Polyspace : « aujourd’hui, le développement logiciel ressemble encore beaucoup à de l’artisanat. La qualité d’un programme dépend entièrement du développeur, de ses compétences et de sa motivation ». Pour ce spécialiste de l’analyse de code, la situation ne peut plus durer. Il décide donc de lancer un outil capable d’évaluer de manière simple la qualité d’un logiciel.  Sur le marché de l’analyse de code, pourtant, les outils sont déjà nombreux. « La plupart sont des outils très puissants et très spécialisés (analyse statique ou dynamique, tests unitaires, tests de couverture, etc.), poursuit Patrick Artola. L’inconvénient, c’est qu’une fois l’analyse terminée, on a une quantité phénoménale d’alertes et il est très dur d’y faire le tri. En clair, les développeurs (et leurs responsables) se posent des questions du type : “Ces alertes auront-elles un impact sur le fonctionnement du logiciel ?”, “Ce logiciel est-il bon ou mauvais ?” “Est-il prêt à être déployé ou lancé en production ?” »
Une note de A (très bon) à G (très mauvais)
Le logiciel Squore utilise un moteur d’analyse développé spécialement par Squoring. Il peut s’utiliser seul ou s’interfacer avec un outil de test du marché. « Certes, les analyses sont moins exhaustives qu’avec des outils spécialisés, reconnaît Patrick Artola, mais Squore compense ce défaut par sa rapidité d’analyse : plus d’un million de lignes de code sont vérifiées en vingt minutes, là où d’autres auraient demandé plusieurs jours. »
Basé sur la norme EN 9126
Après avoir étudié le code, Squore classe les résultats selon la norme EN/ISO 9126. Cette norme a justement été établie pour l’évaluation de la qualité d’un logiciel (elle comporte de nombreux critères comme la fiabilité, la maintenabilité, la portabilité, la facilité d’utilisation, etc.). Ces résultats seront directement exploitables par le responsable projet ou par le dirigeant de l’entreprise (qui n’est pas forcément formé aux techniques de développement). Il a ainsi une idée immédiate du niveau de qualité global du code, sous la forme d’une note de A à G.  Un principe qui fonctionne, puisque deux grands groupes français (l’un dans le domaine des automatismes, l’autre dans celui des transports) ont déjà choisi de déployer Squore au sein de leurs équipes de développement.
Frédéric Parisot

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