L'instrumentation analytique de process représenterait 3,8 Md$ en 2020

Le 18/09/2014 à 9:48  

Selon le cabinet d’analyses Frost & Sullivan, le marché mondial de l’instrumentation analytique pour les procédés devrait passer de 2,8 milliards de dollars en 2013 à 3,8 milliards en 2020. La société relève que les deux plus grands défis auxquels les utilisateurs sont confrontés sont les coûts élevés et une mise en œuvre difficile. Comme les analyseurs en ligne doivent fréquemment être retirés pour leur entretien, les temps d'arrêt s’allongent, affectant significativement la rentabilité des industriels, en particulier sur les marchés concurrentiels comme le pétrole et gaz. Sans compter encore les temps de réponse lents de certaines techniques d'analyse, telles que la chromatographie, qui affectent la durée totale des mesures. A ces limites s’ajoute un manque de techniciens qualifiés ayant des compétences pour la mise en œuvre et l'entretien de la technologie.

Dans son étude, Frost & Sullivan identifie que, à l'avenir, les instruments d'analyse de process devront être de plus en plus flexibles et adaptables afin de rendre leur installation et leur maintenance plus faciles. La spectroscopie laser à diode accordable (TDLS ou Tunable Diode Laser Spectroscopy) représente le segment de marché le plus dynamique car les analyseurs basés sur cette technique ne requièrent pas de maintenance fréquente et se distinguent par un temps de réponse plus rapide.

Les autres évolutions identifiées portent sur la simplification de l'interface utilisateur des analyseurs de process et l’intégration de fonctions automatisées comme les lecteurs de codes-barres, pour réduire le recours à des interventions manuelles, ainsi que l’obtention de performances similaires à celles des versions de laboratoire.