Capteur de niveau à ultrason sans fil pour applications poussiéreuses

Le 06/04/2007 à 0:00  

Une jeune société bretonne, Ijinus, a développé un capteur de niveau à ultrasons sans fil, qui se nettoie tout seul et qui assure la traçabilité des livraisons par RFID. Développé pour des silos de stockage dans le domaine de la nutrition animale, elle le propose aujourd’hui à toutes les autres applications sur solides ou liquides.
Ijinus, ça veut dire ingénieux en Breton. La société quimpéroise créée en 2003 et qui emploie 6 personnes a reçu en 2006 le prix européen du “Concours Européen de l’Entreprise Innovante” par la JCE (Jeune Chambre Economique) française. Fort de ces 8 brevets, son capteur de niveau par ultrasons cache en réalité plusieurs nouveautés. La plus visible est que, justement, on ne voit pas de fil. La transmission des données se fait par transmission RF 433 MHz. La portée de 300 à 400 mètres en espace libre permet de diffuser les données sur une unité centrale dotée d’un serveur Internet (également développé par Ijinus). Contrôle et  gestion des stocks à distance, paramétrages du capteur, visualisation de la propreté du silo… tout ça est alors possible via Internet, grâce à un logiciel également maison. Le traitement du signal permet de s’affranchir des effets des échos parasites sur les parois. Un algorithme détermine l’état de surface et tient compte ainsi des phénomènes de talutage pour les solides.
Le capteur a été développé initialement pour répondre à une application : la nutrition animale. « Dans les silos de grains ou de farines, les capteurs s’encrassent très vite et peu d’équipements du marché savaient résister aux poussières », explique Arnaud Le Gac, ingénieur en électronique. Ijinus a donc mis au point son propre capteur en intégrant une petite astuce : les ondes ultrasonores qui sont utilisées pour la mesure servent aussi à décoller les poussières déposées sur la tête du capteur. Celui-ci se nettoie donc tout seul et en permanence.
« Qui peut le plus peut le moins, précise M. Le Gac. Conçu pour des applications difficiles, notre capteur fonctionne a fortiori pour des applications plus faciles ou plus propres ou avec des surfaces planes comme les liquides ».
Les cycles de mesure sont paramétrables de 2 secondes à 24 heures. Avec une mesure par heure, une batterie assure l’autonomie électrique du capteur pendant 3 ans. Pour des cycles plus rapprochés ou pour des silos de grandes tailles qui demandent plus de puissance, une alimentation par fil est préférée.
Enfin, une communication RFID entre le capteur et par exemple un camion de chargement permet d’assurer la logistique : Quel camion ? Quel silo ? Quelle matière ? Quelle quantité ? Quel jour ? Quelle heure ? Avec au final un accusé de livraison.
« Du capteur au progiciel, nous concevons et fabriquons toute la chaîne de mesure », souligne Oliver Le Strat, gérant d’Ijinus. La société étend même sa solution par un service de gestion des stocks, à distance et en temps réel. Le site Ijitrack.fr offre aux utilisateurs les outils logiciels pour la gestion de leurs quantités de matières, l’anticipation des réapprovisionnements, l’optimisation des tournées de livraison, la gestion commerciale… La visualisation des données peut se faire à partir de n’importe quel ordinateur connecté à Internet, les modules clients spécifiques sont protégés et sécurisés.

Caractéristiques
· Pour silos tours à paroi lisse en acier, béton, polyester
· Plage de mesure : 0,5 à 45 mètres
· Incertitude : ±1 à 4 cm
· Température d’utilisation :  –20 à 80 °C
· Certification Atex : zone 20

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