Débitmètre à ultrasons : avec 12 cordes la précision atteint 0,1 %

Le 02/03/2009 à 9:36  

Avec l’Altosonic V12, Krohne présente sa dernière génération de débitmètres à ultrasons pour gaz, dédiée aux transactions commerciales. L’appareil offre une incertitude de ± 0,1 %, supporte les régimes perturbés, et s’autosurveille.

Douze faisceaux pour cerner le profil d’écoulement. Le débitmètre à ultrasons Altosonic V12 de Krohne intègre la mesure du temps de transit de douze faisceaux d’ondes ultrasonores qui quadrillent la section de la conduite. « Cette analyse très fine offre une incertitude de mesure pouvant descendre sous la barre des ± 0,1 %, indique Christian Jay, responsable marché et produits chez Krohne. Nous nous positionnons ainsi sur le marché des transactions commerciales. » Cet appareil s’adresse typiquement aux grands producteurs, transporteurs et consommateurs de gaz tels que les centrales électriques ou les raffineries. Pour atteindre ces performances métrologiques, le fabricant s’est concentré sur deux axes d’amélioration.
Les deux axes d’amélioration
Le premier a été de savoir comment extrapoler la courbe d’étalonnage réalisée sous conditions idéales sur le banc d’essai à haute pression à la station de mesure dans l’installation du client. En d’autres termes : quelle sera la précision du compteur dans les conditions réelles de l’installation ? Car là, il faut tenir compte de toutes les perturbations : collecteurs, filtres, coudes… Pour répondre à cette question, des centaines de profils d’écoulement réalisés sous conditions d’utilisation réelles ont été analysées durant la phase de conception. Ces tests ont permis d’optimiser la disposition des faisceaux tout autour du tube de mesure et de compenser l’influence de tourbillons ou de vortex. « La mesure reste fiable, même en présence de profils d’écoulement très perturbés, assure Christian Jay. Nous pouvons recommander une installation du débitmètre avec seulement trois longueurs droites qu’il y ait en amont un coude simple ou même un double coude. »
Le second défi a été l’autosurveillance du compteur en cours de fonctionnement. En réalité, sur les douze faisceaux, deux sont réservés aux fonctions de diagnostics. Après sa mise en service, l’équipement contrôle en permanence son état de fonctionnement. Il détecte les dépôts, les encrassements ou les changements de rugosité de la paroi. Ainsi, si une modification de la section de la conduite est enregistrée, elle peut être ensuite intégrée dans le calcul du débit. Et en fonction du diagnostic réalisé, il est possible d’établir un planning d’intervention de maintenance, en fonction du besoin réel.

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