Le codeur gagne en résolution sans perdre en précision

Le 16/02/2009 à 10:34  

Le codeur incrémental DFS60 de Sick affiche une résolution programmable jusqu’à 65 536 points, sans affecter la précision de la mesure.

Résolution, vitesse, interface électrique, compacité… le codeur incrémental DFS60, que Sick a présenté lors du dernier Salon SCS à Villepinte, joue sur tous les tableaux. La résolution, tout d’abord, est programmable de 1 à 65 536 points. Cette valeur est obtenue grâce à un principe inédit. Pour atteindre une résolution élevée, on utilise habituellement des modèles de faible résolution, et l’on multiplie cette dernière en jouant sur les valeurs obtenues sur les deux canaux de sortie. Le problème, c’est qu’en multipliant la résolution, on multiplie aussi l’erreur de mesure. Avec le codeur DFS60, c’est l’inverse. « Il s’agit d’un modèle programmé avec une résolution maximale, et l’on fonctionne ensuite par division pour obtenir des résolutions plus faibles », explique Vincent Morelle, spécialiste produits chez Sick. Qui peut le plus, peut le moins… Pour diviser la résolution par deux, par exemple, on occulte une information sur deux en masquant la moitié des traits du codeur. Grâce à ce principe, il est possible d’obtenir des résolutions élevées sans multiplier l’erreur de mesure. Le modèle DFS60 se distingue aussi par son alimentation. Il offre la possibilité de programmer la tension d’alimentation et le type de sortie. L’utilisateur adapte ainsi non seulement la résolution du codeur à son application mais également son interface électrique. Au niveau du principe de lecture, le modèle DFS60 est à mi-chemin entre les codeurs magnétiques et optiques. Rappelons que les codeurs à lecture magnétique (constitués d’un disque métallique et de capteurs magnétiques) offrent une robustesse élevée, mais ils sont limités en termes de vitesses de lecture. Les codeurs optiques, basés sur un disque en verre et des capteurs optiques, au contraire, travaillent à des vitesses élevées, mais ils sont fragiles et sujets à la condensation. Le codeur DFS60, quant à lui, est basé sur un disque métallique percé de “fenêtres” et un émetteur/récepteur optique. Il associe donc les avantages des deux méthodes. « On peut ainsi fonctionner à des vitesses élevées et supprimer le risque de condensation », résume Vincent Morelle. Avec une profondeur de 48,5 mm, le codeur DFS60 est enfin plus compact que les modèles habituels. Malgré cela, les roulements situés à chaque extrémité de l’axe ont été éloignés. Une petite particularité qui contribue à augmenter la durée de vie du codeur en réduisant les vibrations auxquelles il est soumis.

 

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