Le débitmètre Coriolis autocontrôle l’état de son tube de mesure

Le 17/10/2006 à 0:00  

En diagnostiquant en ligne si le tube de mesure est abrasé, Emerson Process évite les recalibrages inutiles des débitmètres Coriolis utilisés sur des fluides abrasifs. Cette vérification prend à peine trois minutes.
Le débitmètre Coriolis, comme tout capteur qui se respecte, doit régulièrement être étalonné et recalibré. Très souvent, l’opération de vérification montre que les caractéristiques de mesure n’avaient pas dérivé et que l’on aurait donc pu se passer de démonter l’appareil et de faire les opérations d’étalonnage, lesquelles sont en général assez lourdes et coûteuses. Seul problème, on ne peut pas le savoir a priori. Grâce aux diagnostics embarqués sur les instruments, on peut désormais en savoir un peu plus. « Avec la nouvelle génération de notre technologie MVD (qui a été introduite en 1999), nous pouvons désormais contrôler en ligne et en quelques minutes l’intégrité structurelle du tube de mesure et nous assurer ainsi que le tube n’est pas abrasé. A partir de là, on maîtrise une des principales causes de dégradation des performances de la mesure et on peut décider de l’opportunité de faire ou de ne pas faire un nouvel étalonnage », commente Jean Yvert, responsable débitmétrie et densimétrie (divisions Micro Motion & Rosemount Flow) chez Emerson Process Management.
Cette opération de contrôle est faite sans interrompre l’écoulement. Elle peut être exécutée par un technicien de maintenance, sans formation lourde sur l’instrument, et sans équipement complémentaire (elle peut être réalisée directement en se servant de l’écran du transmetteur ou à l’aide du logiciel AMS de gestion d’un parc d’instruments de process).
Le principe du contrôle consiste à exciter le tube de mesure à une fréquence beaucoup plus basse que la fréquence d’excitation utilisée pour faire la mesure. Aux fréquences très basses (inférieures à 50 Hz), les déformations du tube (mesurées par le capteur embarqué) dépendent de la rigidité du tube, et non de la masse du fluide qui le traverse (cette masse est mesurée grâce à l’excitation aux fréquences hautes). Si le tube est corrodé ou abrasé (s’il comporte une fissure ou une piqûre), sa rigidité est modifiée et la technologie MVD met en évidence cette variation. « Cette technique a toutefois ses limites. Elle ne permet par exemple pas de contrôler les dépôts éventuels dans le tube de mesure, car ceux-ci n’ont pas d’influence sur la rigidité. Et, pour l’instant, elle n’est applicable que sur les modèles Coriolis équipés d’un transmetteur intégré, tels que notre gamme Micro-Motion Elite », précise M. Yvert.

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