Le logiciel détecte les erreurs de programmation au sein du modèle

Le 11/07/2006 à 0:00  

Destiné au test de logiciels embarqués, l’outil Polyspace for Model-Based Design, que vient d’introduire PolySpace Technologies, permet de détecter les erreurs au sein du modèle. L'intérêt ? Réduire les temps et les coûts de développement.
Dans la détection d'erreurs logicielles, il existe une loi générale : plus tôt on agit, mieux c'est. C’est dans cette optique que la société PolySpace Technologies, éditeur d’outils de tests pour les logiciels embarqués, vient d’introduire une extension à son offre baptisée PolySpace for Model-Based Design. Issu d’un partenariat avec The MathWorks et dSpace, ce module permet de détecter les erreurs d’exécution dans l’environnement de conception, autrement dit au sein du modèle.
Le code généré automatiquement avec TargetLink (le générateur de code de dSpace) ou avec Embedded coder (celui de The MathWorks) peut être analysé “en un clic”. « Les utilisateurs de TargetLink, par exemple, peuvent désormais détecter automatiquement les erreurs d’exécution (dues notamment à des erreurs de mise à l’échelle, à des incohérences de flux de données ou à une conception inexacte du modèle), explique Daniel Pilaud, président du directoire de PolySpace Technologies. Les analyses se lancent facilement depuis l’environnement de conception, et il est possible de reporter les erreurs d’exécution détectées dans le code vers leur origine, dans le modèle lui-même ». L’intérêt est multiple : « réduire les coûts et les temps de développement, et obtenir au final un code de qualité », poursuit M. Pilaud.
Une fois l’outil lancé, le résultat apparaît dans le code et dans le modèle sous la forme de quatre couleurs différentes : rouge (si l’erreur est identifiée de manière certaine), orange (si une erreur est suspectée), grise (si une partie du code n’est jamais utilisée) et verte si tout va bien.
Comme les autres outils de tests de l’éditeur, PolySpace for Model-Based Design est limité à la détection d’erreurs d’exécution (division par zéro, overflow, etc.). Ce qui lui ouvre malgré tout de belles perspectives. « On estime en effet que 30 à 40 % des erreurs résiduelles trouvées dans un logiciel testé et validé sont de ce type », indique M. Pilaud. Le code, quant à lui, doit être écrit en C, C++ ou Ada (pour des raisons de temps de réponse, les codes de type Java sont de toute manière moins indiqués aux logiciels embarqués).
PolySpace for Model-Based Design est proposé comme un add-on aux logiciels de PolySpace Technologies. Il adresse spécialement le marché des entreprises développant des logiciels embarqués (dans l’aéronautique, le spatial, l’automobile, la Défense, etc.).

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