Les capteurs de pression montent en précision

Le 26/03/2012 à 12:25  

Siemens complète sa gamme de transmetteurs de pression avec la famille haut de gamme Sitrans P500. Elle se distingue notamment par une précision de mesure caractéristique inférieure à 0,03 % et une stabilité à long terme de 0,08 % sur dix ans.

 

Pour répondre à la fois à une demande croissante et à des applications devenant de plus en plus complexes dans les process industriels, les fabricants de solutions de mesure doivent continuellement (re)pousser les limites de leurs produits. Dernier exemple en date, l’allemand Siemens a complété son offre de transmetteurs de pression en dévoilant la série Sitrans P500. Ces capteurs de pression différentielle
numériques, destinés aux applications de mesure de niveau, de débits volumique et massique, affichent des performances de stabilité et de précision qui les classent dans le (très) haut de gamme.
« Les spécifications que nous annonçons vont permettre d’envoyer un ­signal fort au marché, à savoir que Siemens sait concevoir des capteurs de haute précision », ­affirme Eric Michelot, responsable Business Development en pression, température et positionneurs au sein de la division Industry Automation and Drive Technologies de la filiale française. Se positionnant au-dessus de la série Sitrans DSIII en termes de caractéristiques, les nouveaux capteurs affichent une stabilité à long terme inférieure à 0,05 % sur cinq ans et inférieure à 0,08 % sur dix ans, une précision de la mesure caractéristique inférieure à 0,03 % (0,09 % en performance globale) et un temps de réponse (T63) inférieur à 88 ms.
Grâce aux spécifications des capteurs Sitrans P500 (voir encadré également), Siemens veut renforcer sa position sur les marchés du Sitrans PDSIII, et surtout, attaquer ceux des constructeurs de compresseurs, des chimistes, du ­pétrole et du gaz. « Si les fabricants de compresseurs recherchent plutôt des temps de réponse très faibles, les industriels du secteur chimique sont intéressés par de grandes stabilité et précision qui leur permettent de réaliser des économies significatives sur les coûts de maintenance », explique Eric Michelot.
Pas de séparateur jusqu’à +125 °C
La société a d’ailleurs revu les fonctions de diagnostic et de simulation de ses nouveaux transmetteurs. Grâce à une mémoire intégrée, les utilisateurs peuvent, par exemple, lancer une investigation sur le process via l’enregistrement des données, remontant ainsi à la source du problème (coup de bélier, variation de température…). « Nous avons également travaillé sur l’interface graphique pour rendre ­accessible à l’écran l’ensemble des fonctions et non plus 80 % d’entre elles avec les Sitrans DSIII, et pour rendre convivial le menu de configuration », ajoute Eric Michelot. Cela se matérialise notamment par la présence d’une arborescence élémentaire et d’un texte clair en français, au lieu de codes avec le Sitrans PDSIII.
Dernière amélioration apportée aux modèles Sitrans P500, le capteur piézoélectrique en silicium, associé à un capteur de pression statique, n’est plus installé au cœur du système, au plus près du liquide à mesurer (en contact ou presque).
Il a été déporté dans l’électronique située dans la partie supérieure du boîtier, pour augmenter la plage de température de process supportée jusqu’à +85 °C. Autre avantage, l’utilisation d’un séparateur n’est plus obligatoire pour des températures allant jusqu’à +125 °C. On s’affranchit ainsi des contraintes liées au montage d’un séparateur (délai d’une dizaine de semaines, surcoût à l’achat…).
Cédric Lardière

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