Transmetteur de niveau : deux technologies pour mieux mesurer l’interface

Le 10/01/2011 à 11:16  

Endress+Hauser a dévoilé un transmetteur de mesure d’interfaces liquide/liquide intégrant un unique capteur pour les technologies capacitives et radar filoguidé.
En matière de mesure de niveau, les industriels dans les domaines de la chimie, du pétrole et gaz sont souvent confrontés à des contraintes d’installation, et notamment à un nombre réduit de piquages en haut des cuves existants. « La situation se complique encore si, en plus de la mesure de niveau, ils doivent disposer d’une mesure d’interface liquide/liquide. Il existe bien sur le marché, et dans notre catalogue, les transmetteurs de niveau radar filoguidé capables de réaliser en standard des mesures d’interface… si tant est que le liquide à contrôler le permette », explique Christian Husson, chef des produits niveau chez Endress+Hauser France.
En présence d’interfaces qui ne sont pas claires, comme par exemple une émulsion entre de l’huile et de l’eau, ou dans le cas où la différence entre les constantes diélectriques ε de chaque phase est inférieure à 10, la technologie radar filoguidé ou TDR (Time Domain Reflectometry) n’est plus opérationnelle (perte de l’écho renvoyé par l’interface). Il faut alors mettre en œuvre un transmetteur capacitif qui fournit le niveau moyen de l’émulsion mais en aucun cas le niveau total des deux liquides. C’est pour éviter toutes ces limitations qu’Endress+Hauser a dévoilé la technologie SensorFusion pour  son tout dernier transmetteur Levelflex FMP55.
L’originalité de la technologie réside dans un double capteur : un tube coaxial dans lequel se trouve une tige de sonde revêtue. Le tube et la tige forment alors les deux armatures de la capacité. Selon les conditions du process, la méthode la plus efficace est privilégiée. « Dans le cas d’une interface liquide/liquide clair, la technologie TDR assure les mesures de niveau et d’interface, la méthode capacitive ne venant que contrôler en permanence la valeur de la capacité. L’avantage est que l’éventuelle variation de ε (valeur déduite de la capacité) peut être prise en compte pour les mesures radar. En présence d’une émulsion, la technologie TDR mesure le niveau total et la méthode capacitive, l’interface », explique M. Husson.
Des transmetteurs entièrement renouvelés
Parallèlement à l’introduction du modèle FMP55, c’est toute la famille de transmetteurs de niveau Levelflex qu’Endress+Hauser a redéveloppé. « Notre offre était jusque-là composée de cinq modèles, quatre pour les mesures de liquides [FMP4x, Ndlr] et un pour les solides [FMP40, Ndlr]. Dans la nouvelle famille Levelflex, on trouve désormais cinq modèles pour les liquides, FMP50 à FMP54, le FMP55 et deux modèles pour les solides FMP56 et FMP57 », liste M. Husson. Autre différence significative avec la génération précédente, l’architecture modulaire et commune à tous les modèles, même aux transmetteurs de niveau à ultrasons et aux débitmètres, a été entièrement repensée.
Il serait trop long ici de recenser l’ensemble des améliorations apportées à cette plate-forme (boîtiers en plastique ou en inox, afficheur 4 lignes permettant l’affichage de symboles, 2 sorties 4-20 mA, algorithmes préchargés dédiés aux solides…). Intéressons-nous toutefois à la fonctionnalité Historom. Dans sa version basique, cette fonction assure la sauvegarde de 20 événements et des paramètres. « Comme l’Historom est installé dans le boîtier, l’utilisateur peut à loisir charger une configuration dans l’afficheur interchangeable, installer ce dernier sur un autre transmetteur et restaurer ainsi la même configuration sur le nouvel appareil. Il n’a plus besoin de tout refaire », s’enthousiasme M. Husson. La société a d’ores et déjà prévu d’améliorer cette fonctionnalité et bien autres caractéristiques des Levelflex en 2011…
Cédric Lardière

Quelques caractéristiques du FMP55 :
# Jusqu’à 3 paramètres :  niveau, interface et épaisseur  de la phase supérieure
# Etendue de mesure : 0,3 à 4 m  (tige), 6 m (coaxial) ou 45 m (câble), limitée à 10 m (interface)
# Incertitude : ±2 mm
# Conditions du process :  -50 à +200 °C, -1 à 40 bar
# Sorties 4-20 mA Hart, Profibus PA


 

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