Verres plats : une mesure thermique en dessous et au-dessus

Le 14/01/2007 à 0:00  

Equipé d’une fonction “correction automatique de l’émissivité”, le scanner de Raytek permet de surveiller, par infrarouge, la température sur les procédés de fabrication de verre plat.
Il y a des petites astuces qui nécessitent de grandes explications. C’est le cas du système d’imagerie thermique, le Scanner GS110, développé par Raytek spécialement pour répondre aux process de fabrication des verres plats à revêtement métallique.
Ces verres plats sont très utilisés dans les bâtiments comme construction architecturale ou dans l’automobile pour les pare-brises. La fine couche métallique ne sert pas uniquement à faire joli mais, principalement, à créer une isolation thermique.
Pour garantir la qualité de ces plaques, celles-ci doivent être chauffées dans une étenderie de façon aussi uniforme que possible. Pour contrôler cette partie du process, il était jusqu’à présent impossible de réaliser un profil thermique par imagerie infrarouge. En effet, la face supérieure, celle recouverte de la couche métallique, présente une émissivité faible variant entre 0,1 et 0,3. « Elle est donc trop basse pour permettre de mesurer précisément la température de surface à l'aide de pyromètres infrarouges standard », explique Pascal Vamour, responsable commercial chez Raytek. Il n’est pas non plus possible, pour des raisons de contrainte de procédés et d’encombrement, de positionner le scanner de l’autre côté du verre, le côté sans revêtement à émissivité connue et constante.
D’où une petite astuce, germée dans la tête des concepteurs de Raytek. Leur idée a été de placer un petit capteur, un simple pyromètre, fixé sous le procédé qui mesure la température en un seul point de la plaque de verre. Cette valeur de température est alors reprise au niveau de la couche supérieure, au point juste opposé. Elle est alors considérée comme une valeur de référence à partir de laquelle un traitement mathématique intégré au niveau du logiciel établit le thermogramme de la surface du verre revêtu. « Dans cette application, il s'agit avant tout de surveiller la répartition de la température sur la plaque, précise M. Vamour, pour déceler les hétérogénéités de température ». En visualisant la température de la couche supérieure de la plaque de verre grâce au thermogramme, le système GS110 détecte toute anomalie thermique (risques éventuels de tensions et bris de verre) dans le verre.
Le système GS110 peut être configuré de façon à s’adapter aux paramètres changeants du produit (revêtement différent, épaisseur du verre, etc.). Les données (résultats par zone, paramètres, thermogrammes...) peuvent être transmises au système de contrôle central. L’utilisateur peut alors surveiller, contrôler et documenter son procédé à tout moment.

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