Oscilloscopes : la famille des MSO s’agrandit

Le 05/10/2009 à 21:02  

Il va bientôt être difficile de trouver des oscilloscopes qui ne puissent être dotés de voies numériques. Tektronix complète la famille DPO3000 par des modèles offrant des capacités d’analyse de signaux mixtes.
L’électronique numérique est maintenant intégrée à tout appareil. La plupart des produits électroniques intègrent un micro-contrôleur et un bus de communication. L’analyse de signaux numériques n’est donc plus réservée aux applications exigeant de très hautes cadences et de larges bandes. Pour preuve, il y a presque un an, Tektronix dotait de capacités d’analyse de signaux numériques sa famille d’oscilloscopes numériques d’entrée de gamme MSO2000. Le sigle MSO, pour Mixed Signal Oscilloscope, signifie que des entrées numériques viennent compléter les voies analogiques. Il affiche donc simultanément sur son écran des formes d’ondes analogiques et de signaux numériques. Les instruments de la série MSO2000, qui offrent une bande passante de 100 ou 200 MHz, sont équipés de 16 entrées numériques au côté de leurs 2 ou 4 voies analogiques selon les modèles. Ces appareils rejoignaient donc dans le catalogue MSO du constructeur leurs aînés plus haut de gamme de la famille MSO4000 proposant notamment une bande passante supérieure (350 MHz, 500 MHz et 1 GHz) et un plus grand nombre de capacités d’analyse de bus série. Mais il subsistait alors un trou entre les modèles MSO2000 et MSO4000. Ce qui ne pouvait durer.
On s’aperçoit que les fabricants ont tendance à étoffer leur gamme en ne laissant aucun trou en termes de performances entre deux familles d’appareils. Tektronix ne déroge pas à cette règle. Il dote aujourd’hui les oscilloscopes DPO3000 qu’il a lancés au printemps 2008 de capacités d’analyse numérique. Les instruments de la série MSO3000 viennent se loger entre les MSO2000 et MSO4000. Ils sont dotés comme les DPO3000 de 2 ou 4 voies analogiques, proposant selon les modèles des bandes passantes de 100, 300 ou 500 MHz, auxquelles viennent s’ajouter les 16 entrées numériques qui font d’eux des MSO. En termes de performances, ils délivrent des fonctions de déclenchement et de décodage des bus I2C, SPI, CAN, LIN, R-232/422/485/UART mais pas ceux du bus FlexRay qui reste réservé aux MSO4000. Autres différences notables : la profondeur mémoire sur toutes les voies est de 1 Mpoints pour les MSO2000, 5 Mpoints pour les MSO3000 et 10 Mpoints pour les MSO4000 et la diagonale de leur écran est respectivement 7’’, 9’’ et 10,4’’.

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