Détecteurs biologiques : les bactéries surveillent les ressources en eau

Le 28/02/2006 à 0:00  

Les variations de niveau de luminescence de bactéries indiquent une toxicité potentielle de l’eau. Le microMac-ToxScreen de Systea a pour vocation de détecter le plus rapidement possible une contamination.
Les industriels ou les collectivités locales se parent contre l’un des risques majeurs pour la santé publique : la protection des ressources en eau contre les pollutions accidentelles ou volontaires. Le fabricant italien Systea propose un analyseur automatique en ligne pour la surveillance de la qualité des eaux. Le microMac-ToxScreen détecte des concentrations en ppb (parties par milliards) de polluants chimiques organiques et inorganiques « Il n’agit pas comme un analyseur mais comme un simple détecteur tout-ou-rien », précise Christian Haritchabalet, directeur des ventes d’Anhydre, qui distribue en France la marque Systea. A 15.000 euros, il est trois fois moins cher que les analyseurs existants sur le marché. Il intéresse donc un champ d’application bien plus large dès que la pollution d’une eau peut mettre en péril la population, l’environnement ou un procédé de fabrication : surveillance des eaux de surface, souterraines, traitées et brutes, effluents aqueux...
Le principe de fonctionnement de l’appareil repose sur l’utilisation d’une suspension renouvelable de bactéries qui, lorsqu’elles respirent, produisent une luminescence. Lorsque ces bactéries se trouvent mélangées avec l’échantillon d’eau, leur production lumineuse qui est directement liée à leur métabolisme cellulaire, décroît en proportion à la toxicité (concentration chimique) présente dans l’échantillon. L’analyseur produit alors des alertes (dès que la concentration atteint quelques ppb), et ceci pour différents types de polluants toxiques : pesticides, herbicides, contaminants à base de pétrole, inhibiteurs synthétiques de protéines, inhibiteurs de respiration... « Ce test biologique s’est révélé des centaines de fois plus sensible que les tests de bioluminescence classiques », précise M. Haritchabalet. Une pollution peut être ainsi détectée entre 30 à 60 minutes. Quant à la maintenance, elle est relativement légère : toutes les deux semaines, l’instrument est alimenté avec un nouveau jeu de tampons liquides et une suspension nouvellement hydratée de bactéries. Celles-ci sont stockées sous forme séchées et congelées.

La lecture de cet article est payante.
Connectez-vous ou abonnez-vous pour y accéder.

Dans la même rubrique

Copy link
Powered by Social Snap