Deux technologies de détection de fuites dans un seul appareil

Le 06/06/2011 à 20:21  

Le dernier-né des appareils de détection des fuites d’eau de Trotec combine la mesure acoustique et la recherche par gaz traceur. Les utilisateurs n’ont plus besoin de se déplacer avec  deux équipements distincts.


En recherche de fuite dans les canalisations sous pression d’eau, différentes techniques sont mises en œuvre : acoustique, gaz traceur, caméra thermique… selon le cas de figure. « Mais l’opérateur ne sait jamais à l’avance celle qui fonctionnera le mieux et il doit emporter autant d’appareils que de techniques lors d’une intervention », rappelle Didier Weissgerber, technico-commercial chez Trotec France. Les utilisateurs devraient donc être très intéressés par le détecteur de fuites LD6000 que vient d’introduire la société allemande, qui, pour la première fois sur le marché, réunit en effet deux techniques non destructives de recherche de fuites, à savoir les méthodes acoustique et par gaz traceur, dans un seul appareil. En fait, l’utilisateur peut connecter aussi bien l’une des deux sondes acoustiques (microphone de sol petit format en standard et version avec isolation phonique et bouton homme-mort en option) ou le capteur de dihydrogène (H2) avec col de cygne flexible ou soufflet au bout. Il est même possible d’associer le générateur d’impulsions LD-Puls pour localiser les conduites non métalliques (plastiques), notamment dans les réseaux d’eau potable, sans qu’il soit nécessaire d’arrêter le réseau.
« Les utilisateurs n’ont ainsi plus besoin de transporter deux valises complètes, avec chacune un appareil, les différentes sondes et accessoires associés. En plus de la facilité de transport, ils bénéficient de la réduction des coûts », indique M. Weissgerber. Le prix d’un LD6000 est de l’ordre de 2600 euros en version complète alors qu’il faut débourser près de 5000 euros pour un appareil de localisation par gaz traceur haut de gamme, à sensibilité équivalente et sans détection acoustique pour le deuxième.
Autre originalité sur le marché, l’écran LCD couleur tactile de définition de 480x272 pixels simplifie évidemment l’utilisation de l’appareil sur site (lisibilité de la fréquence et du volume des bruits en mode F&L, sélection de préréglages ou configuration par l’utilisateur selon les exigences du terrain, etc.) et permet également d’exploiter toutes ses fonctionnalités. « L’opérateur peut notamment sélectionner une plage de fréquences donnée dans l’étendue totale d’acquisition (0 à 1000 Hz) et s’affranchir des hautes (ou basses) fréquences pour éliminer le bruit parasite », indique M Weissgerber. Cela n’est pas possible avec les produits concurrents qui, eux, travaillent dans une plage restreinte donnée.
Parmi les nouvelles fonctionnalités, on trouve par ailleurs le développement d’un calcul algorithmique (Smart ; brevet en cours) pour une détection acoustique plus rapide du point de fuite et la possibilité d’enregistrer les mesures jusqu’à 1 h, en plus d’entendre (via le casque) et/ou de voir les résultats. La mesure en continu n’était jusque-là pas envisageable. Pour des raisons de protection, l’opérateur devait laisser son doigt appuyer sur un bouton pour procéder à la mesure. Lorsque le niveau acoustique était trop important, il pouvait ainsi, en relâchant le bouton, arrêter la mesure.
Cédric Lardière

 

Le LD6000 en chiffres
# Localisation de fuites (acoustique, par gaz traceur) et de conduites  non métalliques
# Amplification : 120 dB si facteur  de bruit faible
# Etendue de mesure (capteur de H2) : à partie de 10 ppm
# Sensibilité : 1 ppm
# 256 filtres réglables
# Boîtier en aluminium à revêtement poudre IP54
# Température de fonctionnement : -5 à +55 °C
# Dimensions (LxPxH) : 210x160x60 mm pour 1050 g
# Autonomie : 40 h en utilisation normale (4 piles LR14)

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