L’analyseur de fluorure d’hydrogène allie performances et portabilité

Le 10/05/2011 à 19:24  

Neo Monitors a développé un analyseur véritablement portable pour la mesure des concentrations en fluorure d’hydrogène (HF) via la méthode TDLAS.
La société Sistec Instrumentation a introduit sur le marché français l’analyseur de fluorure d’hydrogène (HF) LaserGas III de Neo Monitors, filiale du norvégien Norsk Elektro Optikk (Neo) spécialisée dans l’analyse laser des gaz. « Pour les mesures de HF sur de courtes durées, là où des émissions diffuses pourraient faire courir un risque au personnel, seules des solutions “consommables” telles que les cellules électrochimiques ou colorimétriques étaient jusque-là disponibles », rappelle Ketil Gorm Paulsen, responsable produits et marchés chez Neo Monitors.
Le LaserGas III est un véritable appareil de terrain, de faibles dimensions (HxLxP : 110x120x 250 mm), avec écran LCD couleur tactile de 2,7 pouces de diagonale et mémoire interne pour l’enregistrement des données, et pesant 2,3 kg sans sa batterie Li-Ion. Cette compacité n’est nullement une limitation en termes de performances. Le principe analytique repose en effet sur la spectroscopie d’absorption à diode laser accordable (Tunable Diode Laser Absorption Spectroscopy ou TDLAS) et intègre une petite pompe pour l’aspiration automatique du gaz à l’intérieur de la cellule de mesure, qui est en aluminium revêtement de Teflon.
Une limite de détection de 50 ppb
« Il s’agit de la même technologie que celle de la version à poste fixe. La réduction de l’encombrement, notamment au niveau de la carte électronique, entre les LaserGas II et III a permis de concevoir une version portable », explique Vincent Meckler, ingénieur commercial chez Sistec Instrumentation. L’une des caractéristiques de la partie électronique est sa consommation inférieure à 10 W, ce qui autorise une autonomie d’environ 10 heures.
Côté analyse, la dynamique de mesure s’étend entre des concentrations de HF en dessous du ppm et de plusieurs centaines de ppm, avec une limite de détection de 50 ppb(1). « D’autres gaz sont disponibles sur demande comme l’ammoniac (NH3), le sulfure d’hydrogène (H2S), le méthane (CH4), etc. », ajoute M. Meckler.
Une fois que l’instrument est allumé, le gaz est continuellement aspiré dans la cellule de mesure avec un débit de 3 l/min (échantillon à une température de +85 °C et une pression d’entrée de 0,7 à 1,7 bar absolu). Le laser qui fonctionne à température ambiante scanne la raie d’absorption en quelques millisecondes et les mesures moyennées sont ensuite fournies toutes les 2 secondes ou moins. Autre avantage notable, l’absence de dérive du zéro et d’interférences avec d’autres gaz, de par la haute sélectivité de la source laser à semi-conducteur et contrairement aux cellules électrochimiques et colorimétriques, n’oblige à aucune maintenance régulière ; une vérification est seulement recommandée tous les 12 mois.
Cédric Lardière

 

(1) A une température de gaz de +25°C
et une pression de 1 bar absolu.

 

L’analyseur en chiffres :
- Limite de détection (HF) : 50 ppb
- Temps de réponse : 1 à 2 s
- Répétabilité : ± limite de détection ou ± 1 % de la lecture
- Linéarité inférieure à 1 %
- 2 sorties 4-20 mA, interfaces RS-485, USB et Ethernet (Modbus TCP)
- Autonomie : 10 h (batterie Li-Ion)
- Agréments : Classe 1 (laser), IP65, SIL 2

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