Le Cetiat se dote d’un banc pour les microdébits liquides

Le 27/06/2012 à 11:02  

En tant que référence nationale de la chaîne métrologique française en débitmétrie liquide, le centre technique villeurbannais a développé un banc d’étalonnage pour les débits allant de 1 ml/h à 10 l/h. Il s’agit du seul moyen d’essais de cette catégorie en Europe.

Le Centre technique des industries aérauliques et thermiques (Cetiat) a inauguré en grande pompe, le mardi 31 janvier 2012, un nouveau banc d’étalonnage des microdébits liquides, sur son site de Villeurbanne (Rhône). Il s’agissait de marquer d’une pierre blanche l’aboutissement d’un projet initié en 2005 par le centre technique, en tant que laboratoire associé au Laboratoire national de métrologie et d’essais (LNE) pour la débitmétrie liquide. « La métrologie est l’un des gènes du Cetiat depuis sa création, et c’est aujourd’hui une activité qui représente près du tiers de notre chiffre d’affaires », rappelle Bernard Brandon, directeur général du centre technique.
Quatre partenaires financiers
Ce que confirme Maguelonne Chambon, directrice de la recherche scientifique et technologique au LNE : « Le Cetiat a acquis ses lettres de noblesse grâce d’abord à un banc d’hygrométrie puis à des bancs en débitmétrie liquide et en anémométrie. Pour les années à venir, les enjeux portent notamment sur la microfluidique dans les secteurs de la santé, de l’analyse chimique (chromatographie liquide haute performance ou HPLC), de l’automobile (injection diesel, piles à combustibles), de la mécanique, de la microélectronique, des cosmétiques, de la pharmaceutique… »
La miniaturisation des systèmes doit toutefois s’accompagner par la création de nouveaux moyens en mesure et compétences. C’est dans cette optique que le projet d’un banc d’étalonnage dédié aux mesures de faibles débits de liquide a été lancé dès 2005. « Deux ans plus tard, le “feu vert” est donné pour ce projet d’un montant de 1,2 million d’euros sur trois ans, dont 361 k€ pour le Cetiat. La labellisation Axelera nous permet de bénéficier d’un financement de la région Rhône-Alpes, en plus du soutien financier de la part de Bronkhorst High-Tech, du Cetim [Centre technique des industries mécaniques, NDR] et du LNE », rappelle Pierre Claudel, directeur de la division “Métrologie” du Cetiat.
Ce nouveau moyen d’essais repose sur le principe gravimétrique avec quatre lignes de mesure. Il permet de travailler dans une plage allant de 1 ml/h à 10 l/h, avec une incertitude visée de 0,1%  en débit volumique (eau entre +10 et +50 °C et entre 1 et 10 bar). « Le banc “microdébit” compléte le banc existant qui couvre les débits compris entre 8 000 et 36 000 l/h, avec une incertitude meilleure que 0,05 à 0,16 % (eau entre +15 et +90 °C et entre 1 et 3 bar) », indique Christopher David, chargé d’études en métrologie et responsable d’accréditation en débitmétrie liquide au Cetiat.
L’extension Cofrac  est en cours
Pour la conception et la réalisation du banc, d’autres entreprises de la région ont également participé au projet : Ylec Consultants pour la conception et Spretec pour le dimensionnement mécanique et hydraulique, ainsi qu’Air Liquide Electronics Systems (ALES), Boccard, Eurilogic, 01 dB-Metravib… « En tant que référence nationale de la chaîne métrologique française en débitmétrie liquide, le Cetiat se devait d’enrichir son expertise car il n’existait pas jusqu’à présent en Europe un tel moyen de mesure de référence, hormis peut-être dans un laboratoire privé », explique Christopher David.
Le centre technique a d’ores et déjà demandé l’extension de son accréditation au Cofrac, qui devrait être validée pour la fin de cette année avec même des incertitudes un peu plus affinées.
Cédric Lardière

 

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