Legionella : surveiller avant qu’il ne soit trop tard

Le 29/01/2006 à 0:00  

Le laboratoire Hygidiag propose aux industriels une prestation de surveillance des eaux en prévention du risque de legionella. Il s’agit d’un suivi personnalisé de chaque site sur le long terme. Quant à la détection elle-même, elle peut se faire en moins de 48 heures par la méthode PCR.
Ne rien faire et attendre que ça se passe. Avec le risque, si cela se passe, de conséquences graves pouvant aller jusqu’à la fermeture de l’installation. Alors comment prévenir une contamination à la legionella ? La question se pose à tous, et au premier chef aux industriels. Tours de refroidissement, les climatiseurs, les bains à jet, les bains à remous, fontaines réfrigérantes, douches… sont autant de sources potentielles de contamination. Une température de l'eau comprise entre 20°C et 45°C est très propice à la multiplication des legionella dans l'eau, ainsi que la présence d'amibes, la stagnation de l'eau et la présence de biofilms. La croissance des legionella est également favorisée par la présence de dépôts de tartre, de certains résidus métalliques, de matériaux tels que le caoutchouc, le chlorure de polyvinyle, le polyéthylène ou le silicone ou encore de calcium et de magnésium en concentrations élevées. Un grand nombre d’industriels est concerné.
Créée en septembre 2003, la société Hygidiag s’adresse justement à eux. Elle propose de transférer aux mondes de l’industrie, du bâtiment et des administrations, la démarche de contrôle des pathogènes microbiologiques telle qu’on la pratique dans le domaine de la santé humaine. « Les bactéries et virus ne peuvent être éradiqués. Par contre, lorsqu’on connaît parfaitement le taux d’infection et le mécanisme de prolifération et d’action du pathogène, on peut traiter le patient. Il en va de même sur un circuit aéroréfrigérant ou un circuit d’eau chaude sanitaire ». souligne Matthieu Bernier, pharmacien biologiste et directeur médical d’Hygidiag.
Ainsi, ce laboratoire offre une prestation de service autour de la problématique “legionella”. Au-delà d’interventions ponctuelles en période de crise, la société est en mesure de prendre en charge le suivi bactériologique des eaux industrielles. Il s’agit alors de prestations de prévention sur le long terme. Par exemple, depuis l’été dernier, Hygidiag a établi un contrat avec les six sites de production de Saint Gobain Emballage qui comportent quelques 43 tours aéroréfrigérantes. Le laboratoire assure un suivi hebdomadaire pour la surveillance du risque “legionella” et un suivi mensuel en microbiologie pour le contrôle réglementaire. Réalisée en partenariat avec IRH Environnement, cette prestation s’étend du prélèvement des échantillons à l’interprétation des résultats.
Pour le diagnostic, Hygidiag utilise dans son laboratoire la méthode PCR ou Polymerase Chain Reaction, méthode basée sur la recherche d’ADN, qui consiste à quantifier des séquences d’ADN spécifiques à la bactérie après les avoir amplifiées. Cette technologie permet un délai de réponse rapide (comparativement aux méthodes par ensemencement de culture). « On peut donc réaliser une détection de legionella dans l'eau en moins de 4 heures, même si, pour des raisons d'organisation, les résultats sont habituellement disponibles sous 24 à 48 heures ».

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