Les ondes radar comptent les particules qui passent devant elles

Le 14/12/2007 à 0:00  

Le système SolidFlow développé et breveté par SWR Engineering Messtechnik utilise la technologie radar pour mesurer le flux massique de matières en vrac telles que les poussières, les pulvérulents ou les granulés. La technique radar cherche à se faire connaître en France pour la mesure du débit de matières en vrac. Ce n’est pourtant pas une technologie nouvelle. Elle existe déjà depuis 14 ans de l’autre côté du Rhin et dans d’autres régions du monde. « Notre système a déjà été installé dans plus de 1500 applications pour du contrôle en ligne, du dosage, du réglage de flux, de la totalisation… », souligne Karsten Kotter, responsable des ventes chez SWR Engineering Messtechnik. La société allemande aimerait bien désormais conquérir le marché français. Les ondes radar sont réputées pour leur insensibilité aux phénomènes extérieurs, comme la température ou l’humidité. Elles sont couramment utilisées pour la mesure de niveau de liquides ou de solides. En mesure de débit, par contre, la technologie radar est réservée exclusivement aux solides: poussières, pulvérulents ou granulés. Le Solidflow fonctionne en réalité comme un compteur de particules. L’élément qui passe devant l’émetteur réfléchit l’onde qui est alors comptabilisée au niveau du récepteur. L’une des limites de ce principe est qu’il ne faut pas qu’il y ait trop de particules qui passent en même temps. « L’expérience montre que, lorsque la quantité de matière représente entre 1 à 5 % par rapport au volume d’air, on obtient une précision toujours inférieure à 5 % et pouvant atteindre 1,5 % », précise M. Kotter. La plage de fonctionnement se situe ainsi entre quelques kg/h jusqu’à environ 20 tonnes par heure, que le convoyage soit en transport pneumatique (horizontal ou vertical) ou par gravitation. Et ceci pour un flux dilué, c’est-à-dire à partir d’une vitesse d’environ 15 m/s. Un seul piquage Pour l’installation, il suffit de souder une douille de montage sur le tuyau et de perforer un trou de 20 mm de diamètre afin de fixer le capteur à surface plane avec la paroi du tuyau. Aucune pièce n’est incorporée dans le flux. « C’est une technologie bien plus simple à mettre en œuvre que les systèmes gravimétriques, mécaniques ou encore électromagnétiques. » Pour M. Kotter, il n’y a pas de raison qu’elle ne trouve pas rapidement sa place sur le marché français.

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