L’onde sonore fait le tour du fruit pour en connaître la maturité

Le 28/02/2006 à 0:00  

Petite excursion dans le monde des fruits et légumes. Pour suivre l’évolution de leur maturité, fixer la date de la cueillette, prédire le meilleur moment pour les consommer, optimiser la logistique de transport et de conservation, le Japonais Toyoseiki a conçu un appareil qui mesure la dureté des fruits. Pour cela, il mesure la vitesse de propagation d’une onde sonore à leur surface.
En France, Adamel Lhomargy (groupe TMI), spécialisé dans la commercialisation d’équipements de tests mécaniques, a pris la carte pour ce maturimètre SA-1.
L’instrument est constitué d’une sonde portable en forme de pistolet reliée à un ordinateur (portable aussi) qui analyse et sauvegarde les résultats. La sonde dirigée vers le fruit envoie un impact sonore sur le fruit. La vague de vibrations se divise de part et d’autre du point d’impact et se propage à la surface avec une vitesse constante. Au point opposé, les vibrations se croisent et reviennent chacune de leur côté au point d’impact. Ce phénomène se répète avec un amortissement de l’amplitude à chaque tour mais avec toujours la même vitesse de propagation. « Ce paramètre n’est affecté ni par la masse du fruit, ni par sa taille, ni par sa forme », précise Pierre Bobin, directeur d’Adamel Lhomargy. Il ne dépend que de la dureté du fruit. Une analyse aura permis au préalable de relier la vitesse de propagation avec la dureté et la dureté avec le niveau de maturité. Cette analyse peut nécessiter d’autres corrélations, notamment avec des tests classiques de dureté, avec l’analyse des propriétés organoleptiques, la mesure du taux de sucre et bien sûr avec une analyse gustative.
Une fois cette étude complète réalisée, l’évaluation sur le terrain est indépendante de l’opérateur et peut être conduite par un employé sans qualification particulière.
« La méthode a pour avantage d’être non destructive, contrairement aux pénétromètres généralement utilisées dans ces applications », précise M. Bobin
L’équipement, pour quelque 7 000 euros, s’adresse à tous ceux qui participent à l’amélioration des produits agricoles et à leur acheminement jusqu’aux consommateurs : centres de recherche, agriculteurs, emballeurs, distributeurs…

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