Première mondiale : l’analyse d’amiante se fait sur site

Le 01/07/2009 à 15:45  

Fondis Electronic présente le premier analyseur d’amiante portable baptisé Phazir Amiante. Basé sur la technologie non destructive NIR (spectrométrie proche infrarouge), cet instrument identifie jusqu’à six formes minérales d’amiante en sept secondes. Un outil d’aide à la décision pour les diagnostiqueurs de l’immobilier qui pourrait leur faire gagner du temps et de l’argent.
Pus personne n’y croyait vraiment. Un équipement pouvant détecter la présence d’amiante sur le terrain, sans avoir à prélever d’échantillon et à l’emmener dans un laboratoire. 7 secondes, au lieu de 24 à 48 heures, les gains en temps et en coût sont les arguments les plus attrayants pour cet analyseur de terrain qui pèse moins de 2 kg.
Fondis Electronic lance sur le marché français le premier analyseur d’amiante portable. Pour cela, le Français s’est associé à une société américaine, Polychromix, spécialisée dans les équipements portables à spectrométrie infrarouge (NDIR). Polychromix (déjà commercialisée par Fondis Electronic) fournit des analyseurs spécifiques à une application (recyclage des plastiques, pharmacie…) en choisissant une bande spectrale appropriée et un algorithme de comparaison de spectres enregistrés dans une bibliothèque interne. Ainsi, le dernier en date, le Phasir Amiante, est capable d’identifier les six formes minérales d’amiante (chrysotile, amosite, crocidotile, tremolite, actinolite et anthrophyllite) avec une limite de détection basse de 1 à 3 % en volume (dont 1 % pour la forme chrysotile qui représente la grande majorité, environ 90 % de l’amiante que l’on retrouve dans les bâtiments). Ce seuil de détection est bien entendu plus important que celui atteint par des analyseurs de laboratoire. Selon leur nature, les échantillons sont en effet analysés en microscopie optique à lumière polarisée (MOLP) ou en microscopie électronique à transmission (MET). Ces méthodes réalisent un comptage des fibres pratiquement à l’unité. « Lorsque le Phasir Amiante ne détecte pas d’amiante, le diagnostiqueur ou le bureau de contrôle ne peut être certain qu’il respecte les seuils imposés par la norme NF X 46-020 et il ne peut donc s’abstenir d’envoyer un échantillon au laboratoire », précise Alain Gec, directeur des ventes chez Fondis Electronic.
En revanche, lorsque le Phasir Amiante détecte la présence d’amiante, il n’a plus besoin d’autre analyse pour confirmer son résultat. « Selon le type de bâtiment, entre 10 à 40 % des échantillons contiennent de l’amiante, c’est sur cette portion-là que le Phasir Amiante offre une économie importante aux diagnostiqueurs », poursuit Alain Gec.
Autant de points qu’on veut
Avec son équipement portable, le diagnostiqueur réalise autant de points de mesure qu’il le souhaite et établit ainsi un zonage bien plus “serré” que par la prise d’échantillon. Il lui suffit d’appliquer la tête de mesure sur la zone à analyser et d’actionner la gâchette. Le principe convient à toutes les surfaces ou matériaux susceptibles de contenir de l’amiante : canalisations (conduits de cheminées ou de ventilation), cloisons, flocages, calorifugeages, faux plafonds, revêtements de sol, colles de carrelages, mastic…
Pour l’instant, l’appareil est proposé uniquement à la location sous forme d’un contrat longue durée : 699 euros par mois sur 48 mois avec la possibilité d’échanger l’appareil si celui-ci doit évoluer. « Il est fort probable que de nouvelles versions arrivent prochainement, l’utilisateur pourra en profiter immédiatement, souligne Alain Gec. Et il faut savoir que l’analyse d’un seul échantillon en laboratoire lui coûte entre 80 à 100 euros. » 8 000 diagnostiqueurs, les bureaux de contrôles, les organismes d’inspections, le marché potentiel n’est pas négligeable.

 

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