Thales, Alcatel-Lucent et le CEA-Leti soutiennent une start-up dédiée à la spectrométrie infrarouge

Le 20/05/2015 à 14:50  

Dans le cadre de leur partenariat au sein du laboratoire commun III-V lab(*), Alcatel-Lucent, Thales et le CEA-Leti ont signé un protocole d’accord avec la société MirSense, pour que celle-ci commercialise les technologies de rupture mises au point au sein du III-V lab. Créée par les chercheurs Mathieu Carras et Mickael Brun, la start-up mirSense s’apprêterait, selon ses partenaires, "à révolutionner le marché de la spectrométrie infrarouge grâce à des sources laser accordables miniaturisées".

Très utilisée pour l’analyse chimique industrielle et médicale, la spectrométrie infrarouge permet une identification fiable et rapide des molécules organiques, mais les systèmes actuels restent souvent limités à un usage en laboratoire du fait de leur fort encombrement et de leur prix élevé.

En s’appuyant sur les travaux menés au III-V Lab sur la technologie de lasers état solide à cascade quantique (QCL pour Quantum Cascade Lasers) et sur une filière photonique moyen infrarouge sur silicium unique, mirSense produira des composants électro-optiques jugés sans équivalents sur le marché. Ils devraient permettre la mise en œuvre de solutions ultra-compactes et économiques pour le contrôle des émissions de gaz, la détection de substances dangereuses ou encore l’analyse d’échantillons biologiques.

Le protocole d’accord permettra à MirSense d’exploiter et poursuivre les développements initiés au III-V Lab, dans la perspective des contrats et des livraisons qui sont attendus dès cette année, lui donnant ainsi les moyens de se développer.

MirSense, société au capital de 50 000€ créée depuis janvier 2015, est constituée d’une équipe opérationnelle de 10 chercheurs issus de la recherche et de l’industrie des semi-conducteurs III-V et du silicium. MirSense s’étend sur deux sites d’opération situés à Palaiseau pour l’activité de recherche sur les lasers et à Grenoble pour le développement des composants silicium et l’industrialisation de ses produits. Elle a accès à des moyens des salles blanches de premier ordre grâce à ses partenariats.

(*) Le III-V lab est un laboratoire commun entre Alcatel-Lucent, Thales et le CEA, dédié à la recherche sur les composants opto-électroniques et micro-électroniques faisant appel aux technologies de semi-conducteurs III-V et à leur intégration sur silicium. Créé en 2004 sous la forme d’un GIE, le III-V lab regroupe 120 chercheurs en Ile-de-France et coopère activement avec les laboratoires du CEA-Leti à Grenoble. Doté de moyens de prototypage et d’amorçage de production, le III-V lab permet l’émergence de technologies de composants à forte valeur à joutée qui sont ensuite transférées vers les entités industrielles des maisons-mères ou de leurs partenaires.