Des caméras compactes et durcies pour tout faire, ou presque

Le 04/02/2008 à 0:00  

National Instruments élargit son offre en vision industrielle avec deux caméras “intelligentes”. Leur intérêt ? Elles sont compactes, robustes, et ouvertes aussi bien au paramétrage qu'à la programmation.
Au premier coup d'œil, les caméras 1722 et 1742 de National Instruments ressemblent à n'importe quelles caméras intelligentes du marché. Elles intègrent dans un même boîtier les fonctions d'acquisition (avec un capteur CCD de 640 x 480 pixels) et de traitement (avec un processeur cadencé à 400 ou 533 MHz suivant les modèles). Elles proposent un large choix d'interfaces de communication, et peuvent être raccordées à un éclairage à Leds (propre à NI ou pas). Une fois paramétrées avec un PC, elles fonctionnent de manière autonome sur une ligne de production. Mais il existe pourtant une différence de taille avec les modèles que l'on rencontre habituellement sur le marché. Celle-ci est à l'intérieur de la caméra, au niveau des fonctions de traitement. « Contrairement aux caméras intelligentes qui intègrent une bibliothèque d'outils de traitement “figée”, ces modèles offrent une très grande souplesse dans le choix des fonctions d'analyse d'image. Si un outil n'est pas présent dans la bibliothèque standard, on peut toujours l'ajouter », explique Emmanuel Roset, ingénieur marketing chez National Instruments. Les caméras 1722 et 1742 sont en fait aussi bien paramétrables que programmables. Pour les applications les plus simples, il suffit d'utiliser le logiciel Vision Builder for Automated Inspection qui est fourni avec. A l'aide d'une succession de menus, l'application de vision est construite sans aucune connaissance en programmation. « Il n'y a qu'à sélectionner, dans la bibliothèque, les outils dont on a besoin (mesure de distance, présence d'un élément, etc.), à indiquer sur l'image le contrôle que l'on souhaite réaliser, et à valider l'ensemble », poursuit M. Roset. Pour les applications plus complexes, nécessitant un dialogue entre la caméra et des automates, le logiciel VBAI trouve ses limites. Dans ce cas, on peut basculer sous une programmation en LabVIEW et ajouter tous les outils dont on a besoin. Bref, « les caméras 1722 et 1742 sont à mi-chemin entre des capteurs de vision paramétrables, dotés de fonctions standards, et des caméras intelligentes programmables destinées aux OEM », résume M. Roset. L'autre particularité de ces modèles est qu'ils combinent à eux seuls des caractéristiques que l'on trouve rarement rassemblées dans la même caméra. Ils proposent en effet des capacités de traitement relativement importante en regard de leur prix (1 849 et 2 299 euros, logiciel VBAI inclus), de leur facilité d'utilisation, et de leur compacité (le boîtier ne mesure que 12 x 8,5 x 5 cm et pèse 525 g). Ils se distinguent enfin par leur résistance aux chocs allant jusqu'à 50 g pendant trois millisecondes. National Instruments n'en est pas à son coup d'essai dans les caméras intelligentes. Rappelons qu'il propose déjà les boîtiers de traitement d'images de la gamme CVS, qui sont plus puissants que les caméras 1722 et 1742, mais qui sont deux fois plus encombrants. Ils se raccordent à des caméras FireWire, et sont exclusivement programmables sous LabVIEW. Les deux séries continueront à exister parallèlement. Pour ceux qui préfèrent passer de l'une à l'autre, précisons que les deux outils sont compatibles. Les programmes développés pour les caméras CVS s'intégrent dans les nouveaux modèles.

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