Le capteur de vision se passe du PC et opère au choix en mode détection ou de mesure

Le 23/06/2009 à 11:24  

Pour paramétrer le capteur de vision Checker 3G de Cognex, il n’est plus nécessaire d’utiliser un PC. Un petit boîtier de programmation suffit. L’utilisateur choisit ensuite de configurer son capteur comme un outil de détection ou de mesure. La solution est ainsi plus pratique et moins coûteuse que les autres modèles du marché.
Un capteur de vision qui fonctionne de manière autonome sur une ligne de production, et réalise des tâches d’inspection relativement simples… le Checker 3G a comme un air de déjà-vu. En 2005 déjà, Cognex introduisait le premier modèle de la série. A mi-chemin entre les détecteurs photoélectriques et les systèmes de vision, ces capteurs utilisent les possibilités de la vision industrielle et la fiabilité des algorithmes de traitement d’images pour effectuer des contrôles habituellement difficiles à réaliser avec de simples détecteurs. Ils sont aussi moins chers et beaucoup plus simples à utiliser que les systèmes de vision, destinés à des tâches plus complexes. Avec le Checker 3G, on retrouve la même philosophie. « Ce capteur, basé sur des technologies de reconnaissance de formes largement éprouvées, se distingue par sa fiabilité. D’autre part, il conserve la facilité d’utilisation propre aux modèles Checker », indique Pascal Dorster, directeur général de l’activité “capteurs de vision” chez Cognex. Le Checker intègre aussi les fonctions de détection et de déclenchement. Il n’est donc pas nécessaire d’ajouter un détecteur supplémentaire pour déclencher l’acquisition quand une pièce se présente. Mais le modèle 3G ne s’arrête pas là. Pour Cognex, le chiffre 3, symbolisant la troisième génération de capteurs, indique un changement d’orientation important. Et pour cause. Jusqu’à présent, les capteurs Checker devaient être configurés par un PC. Une fois paramétrés, ils pouvaient ensuite fonctionner de manière autonome, mais il fallait le plus souvent les reconnecter au PC si l’on souhaitait effectuer une quelconque modification. Avec le modèle Checker 3G, plus besoin de PC. Le capteur est accompagné d’un petit boîtier de programmation dédié (le SensorView). Celui-ci autorise la configuration d’un ou plusieurs Checker à travers une liaison USB. Les capteurs de vision fonctionnent ensuite seuls, ou restent connectés si besoin au SensorView (pour suivre l’application en temps réel). La solution est donc plus pratique et moins chère. Elle limite également la maintenance et les risques de vol de PC.
G comme “groupe”
Le boîtier SensorView offre à l’utilisateur la possibilité de paramétrer facilement des tâches d’inspection sur la ligne de production, et de les exécuter en quelques minutes. Il suffit pour cela de cliquer, dans l’image de la pièce, sur la caractéristique à contrôler. Le programme crée alors automatiquement un outil d’inspection, et définit les critères d’acceptation appropriés. Enfin, SensorView fournit aussi des statistiques, et une vue personnalisable des pièces inspectées par le Checker.
Le deuxième changement introduit par Cognex réside dans la lettre G comme… groupe. Au lieu de proposer un outil destiné à plusieurs sortes d’inspections (comme la série Checker 200), le Checker 3G offre, au choix, deux groupes de fonctions : la détection de présence/absence (avec des outils de contraste, d’intensité ou de forme) ou la mesure (avec le contrôle de hauteur, largeur ou diamètre). Le choix est laissé à l’utilisateur, qui définit le capteur dont il a besoin. « Nous nous sommes rendus compte que dans la majorité des cas, l’utilisateur employait généralement un seul outil : mesure, ou présence/absence. Avec le Checker 3G, nous leur proposons un capteur dédié à une application, à un coût moindre », explique Pascal Dorster. Précisons enfin que le Checker 3G peut contrôler jusqu’à 6 000 pièces par minute. Il se présente dans un boîtier IP67 intégrant l’éclairage. Son coût s’élève à 895 euros. Il faut ensuite rajouter 650 euros pour le boîtier de programmation SensorView. A l’avenir, Cognex compte enrichir son offre avec d’autres groupes d’outils. Il songe notamment à des fonctions d’identification automatique…