Le laser scanne tout type de matériau à une vitesse record

Le 25/05/2009 à 16:49  

Récompensé par un “Lyon d’Or” lors du dernier Salon Industrie, le scanner laser LC60D de Metris dispose de deux points forts : une vitesse d’acquisition de 80 000 points/s, et une adaptation automatique de l’intensité du laser en fonction du matériau contrôlé.
Lors du Salon Industrie, qui s’est tenu à Lyon en mars dernier, le scanner laser LC60D n’est pas passé inaperçu. Et pour cause : il a remporté le trophée “Lyon d’Or” dans la catégorie métrologie. Destiné à équiper les machines à mesurer tridimensionnelles ou les bras de mesure pour le contrôle 3D, ce scanner conçu par Metris innove à plus d’un titre. Première particularité, sa vitesse d’acquisition. « Elle peut aller jusqu’à 80 000 points par seconde, autrement dit le triple de celle que l’on trouve habituellement sur les scanners laser du marché », affirme Loïc Marquet, ingénieur d’applications chez Metris. Le secret d’une telle cadence ? Une matrice CMOS remplace le traditionnel capteur CCD, et le traitement (désormais embarqué dans le scanner) est réalisé au plus près de cette matrice…
Autre spécificité du système, « c’est à notre connaissance le seul scanner laser du marché à s’adapter réellement, de manière automatique, au type de matériau contrôlé », poursuit Loïc Marquet. Il n’est plus nécessaire de pulvériser sur les surfaces brillantes un produit matifiant, ou de régler manuellement l’intensité du laser à chaque fois que l’on inspecte une surface trop mate ou trop réfléchissante. L’intensité du laser s’adapte automatiquement, point par point, à la surface contrôlée. De plus, le système de traitement intègre un certain nombre de filtres afin de ne pas tenir compte des points de mesure liés aux réverbérations indésirables.
Un scanner robuste, sans pièce mobile
Bien sûr, le scanner affiche les limites “habituelles” d’un système optique. Il ne sera pas possible, par exemple, de scanner une surface spéculaire (telle qu’un miroir). Mais les surfaces habituellement problématiques, telles que le métal usiné, peuvent être inspectées sans aucune préparation. L’optique du scanner laser a également fait l’objet d’un développement spécifique. Contrairement aux systèmes “classiques”, qui utilisent un laser point associé à un miroir oscillant (pour émettre une ligne laser lors du scanning), le modèle LC60D intègre un laser point diffracté par une lentille hémicylindrique. Il n’y a donc aucune pièce mobile, ce qui procure au scanner une plus grande robustesse. D’autre part, il n’y a plus de risque qu’en cas de dysfonctionnement, le point laser reste concentré sur un seul endroit. L’intensité du laser peut donc être supérieure, sans accroître le danger pour l’opérateur.
Le modèle LC60D s’adapte aux principales marques de machines à mesurer tridimensionnelles du marché et à tous les bras de mesure à sept axes. Le coût de la solution prête à l’emploi est inférieur à 60 000 euros.

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