Le rugosimètre portable n’a presque rien à envier aux stations fixes

Le 28/02/2011 à 11:19  

Le rugosimètre portable MarSurf M400 de Mahr offre  des fonctionnalités habituellement réservées aux stations fixes utilisées dans les laboratoires de métrologie. Il s’adresse à un large spectre d’applications, de la métrologie  aux contrôles d’atelier.

Avec le modèle MarSurf M 400, l’allemand Mahr introduit un nouveau type de rugosimètre. «C’est le seul appareil de sa catégorie qui est équipé d’un système d’attachement magnétique des stylets de palpage», assure Michel Millet, responsable produit MarSurf au sein de la filiale française. La possibilité d’utiliser des stylets magnétiques qui s’attachent ou se détachent très facilement n’est pas une fonctionnalité nouvelle en soi, mais elle était jusqu’à présent réservée à d’autres types d’applications, ou à des stations de mesure de rugosité fixes, dans des gammes de prix supérieures. L’intérêt est évident : en cas de collision avec la pièce (ou tout autre obstacle), le stylet s’éjecte, évitant ainsi d’endommager le système de mesure. D’autre part, les temps de changement de palpeurs sont réduits au minimum, puisque le stylet se “déclipse” sans outillage. (Précisons en outre qu’il n’est pas nécessaire de recalibrer le stylet entre deux changements).
Autre particularité de l’appareil, un système de motorisation verticale intégré qui autorise une mise à zéro automatique. Avec des rugosimètres de cette catégorie, il fallait jusqu’à présent que l’opérateur positionne le système de telle sorte que le palpeur vienne en contact avec la pièce, avant de lancer les mesures. Il y avait donc un risque d’abîmer le système. Avec le MarSurf M400, le palpeur est positionné à quelques millimètres au-dessus de la surface à mesurer, et il vient lui-même “chercher” automatiquement la pièce grâce à son unité de motorisation. Une fois qu’il l’a trouvée, il coupe la motorisation et commence la mesure. Cette fonctionnalité, là aussi, n’est pas inédite, mais elle était réservée aux appareils de laboratoire.
Contrairement aux instruments dotés d’un palpeur à patin, qui se limitent à la mesure des paramètres de rugosité, le MarSurf M400 est aussi équipé d’un palpeur libre. Il peut donc réaliser l’acquisition des paramètres de profil primaire, de rugosité et d’ondulation, selon les normes ISO/JIS en vigueur. «Cela intéresse notamment les industriels de l’automobile, qui utilisent surtout des paramètres calculés sur des profils non filtrés», précise Michel Millet. Pour une meilleure portabilité du système, l’opérateur n’a qu’à poser l’unité d’avance à l’endroit où il souhaite réaliser la mesure. Il ne manipule ensuite que le reste de l’appareil, qui communique avec l’unité d’avance par une liaison Bluetooth.

Comme une clé USB
L’appareil a l’avantage d’être portable, mais il peut aussi se transformer en station fixe, en rajoutant les accessoires adaptés (une colonne, un dispositif de fixation de l’unité d’avance, etc.). Finalement, hormis le prix, «la seule différence entre cet appareil et une station de mesure fixe est qu’il n’est pas sur base PC», résume Michel Millet. On ne peut donc pas remonter toutes les valeurs mesurées pour effectuer des traitements statistiques approfondis, ou les intégrer à des logiciels de SPC. Mais il y a un moyen de contourner cette limitation. En mode hors ligne, on peut toujours connecter l’appareil à un PC pour transférer les données enregistrées (soit jusqu’à 40000 résultats). «Le MarSurf M 400 se comporte alors comme une clé USB. Contrairement à la plupart des appareils, qui nécessitent d’installer un pilote spécifique pour accéder aux données, il permet à l’utilisateur de disposer d’un accès direct aux résultats sur son PC», ajoute Michel Millet.
Parmi les autres particularités de ce modèle, on soulignera sa vitesse de mesure (deux fois plus élevée que les rugosimètres de la génération précédente), la possibilité de laisser l’appareil reconnaître lui-même le type de profil, et se caler automatiquement sur les bons paramétrages, suivant ce que préconisent les normes. Grâce à cette fonction, il peut convenir à des petites entreprises ou des sous-traitants qui ne sont pas forcément spécialisés dans la mesure d’états de surface et qui n’ont pas une connaissance approfondie des normes régissant ce domaine.
Au niveau des applications, l’appareil est aussi bien destiné au contrôle en laboratoire qu’à des mesures en bord de ligne, ou tout type de contrôle en atelier. Proposé dans sa mallette avec tous les accessoires associés, le MarSurf M400 est disponible aux environs de 8500 euros.
Marie-Line Zani-Demange

 

Quelques caractéristiques :
- Acquisition de profil primaire, ondulation et rugosité
- Palpeur inductif à stylets interchangeables
- Longueur d’exploration : 26 mm
- Filtres (selon ISO/JIS) : Gauss, λc, λs
- Vitesse de mesure : 0,2 ou 1 mm/s
- Possibilité d’enregistrer jusqu’à 30 profils
- Système de verrouillage par code
- Imprimante intégrée à l’appareil
- Déplacement selon Z : jusqu’à 7,5 mm (motorisé)
- Poids : environ 1 kg (appareil)  et 0,9 kg (unité d’avance)

 

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